actualité fiscale et douanière

Blog du cabinet NICOLAS Avocat: Actualité fiscale et douanière

Le blog du cabinet NICOLAS Avocat décrypte l’actualité fiscale et douanière pour les particuliers et les entreprises. Vous y trouverez notamment des analyses claires sur la fiscalité des particuliers, des entreprises, la TVA, les contentieux fiscaux, le droit douanier ainsi que les évolutions juridiques nationales, européennes et internationales. Grâce à l’expertise du cabinet, chaque article vous aide à mieux comprendre vos droits, vos obligations et à anticiper les impacts juridiques sur votre activité. De ce fait, ce blog est un outil de veille et d’aide à la décision, que vous soyez contribuable, dirigeant, ou professionnel du droit. Ainsi, restez informé des dernières évolutions législatives, réglementaires et jurisprudentielles avec une analyse accessible, rigoureuse et actualisée.

Bienvenue sur le blog du cabinet NICOLAS Avocat, dédié à l’actualité juridique et fiscale, en France, en Europe et à l’international. Retrouvez ici notamment des analyses, décryptages et conseils pratiques pour mieux comprendre vos droits, vos obligations et les enjeux juridiques liés à votre activité.

Suivez l’actualité fiscale et douanière avec un avocat spécialiste

Grâce à notre expertise reconnue en fiscalité, en droit douanier et en contentieux fiscaux, ce blog vous permet de :

  • Décoder les évolutions du droit fiscal français, européen et international,
  • Comprendre les mécanismes de la TVA intracommunautaire et des règles douanières applicables,
  • Identifier les risques liés aux contrôles fiscaux et litiges douaniers,
  • Anticiper les impacts des nouveaux textes législatifs et des décisions de justice.

À qui s’adresse ce blog en droit fiscal et douanier ?

Ce blog s’adresse à toutes personnes qui s’intéressent aux questions fiscales et douanières. Ainsi, il s’adresse à :

  • Des entreprises (PME, start-ups, groupes internationaux),
  • Des particuliers (résidents, expatriés, non-résidents),
  • Des professionnels du droit ou de la conformité fiscale,
  • Toute personne concernée par l’impôt, la TVA ou le commerce international.

Domaines d’expertise abordés par notre cabinet d’avocat

Nos articles couvrent notamment les sujets suivants :

  • Fiscalité des particuliers et fiscalité des entreprises,
  • Fiscalité sectorielle : immobilière, financière, écologique, cryptoactifs, etc.,
  • TVA et fiscalité transfrontalière,
  • Droit douanier, biens à double usage, procédures douanières,
  • Contentieux fiscaux et douaniers, recours et stratégies de défense face à l’administration fiscale ou l’administration des douanes,
  • Réglementation européenne et internationale.

Pourquoi suivre ce blog sur l’actualité fiscale et douanière?

Une bonne compréhension du droit fiscal et douanier vous permet notamment de :

  • Prendre des décisions éclairées,
  • Prévenir les risques juridiques et fiscaux,
  • Défendre efficacement vos intérêts face à l’administration.

Le cabinet NICOLAS Avocat vous apporte ainsi, une analyse pointue et accessible de l’actualité fiscale et douanière, fondée sur une solide expérience.

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pénalité fiscale
Le contribuable peut subir une pénalité fiscale pour différents types de situations. Cependant la pénalité fiscale interviendra en cas de
vies tva
La TVA est de loin l'impôt qui rapporte le plus pour les Etats membres de l'Union européenne. A ce titre,
champ dapplication de la TVA
La détermination du champ d'application en droit fiscal revêt toujours une grande importance. La Taxe sur la valeur ajoutée n'échappe
Brigade des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires
La Brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires intervient dans la répression de la fraude alimentaire, vétérinaire et phytosanitaire. A
commission des infractions fiscales
La commission des infractions fiscales existe depuis la loi du 29 décembre 1977. Ainsi, il s'agit d'une commission administrative indépendante
cadeau client
Le cadeau d'affaires fait partie des bons procédés de développement d'affaires des entreprises. En outre, il offre un certain nombre
acte introductif d'instance fiscale
L'acte introductif d'instance fiscale intervient dans le cadre des procédures de droit pénal douanier. La douane l'utilise notamment pour permettre
exonération de tva
La question de l'exoneration de TVA revêt une grande importance pour les entreprises. En effet, l'exoneration de TVA apporte un
imposition des fonctionnaires internationaux
L'imposition des fonctionnaires internationaux soulève beaucoup de difficultés en pratique. En effet, la détermination de leur régime fiscal dépendra de
octroi de mer
L'Octroi de mer est une imposition spécifique qui s'applique dans les collectivités d'Outre-mer. En effet, il s'agit d'une taxe douanière
lieu imposition tva
La détermination du lieu d'imposition de la TVA constitue un enjeu stratégique pour les opérateurs économiques. En effet, le lieu
taxation des revenus d'origine indéterminée
La taxation des revenus d'origine indéterminée constitue une procédure qui peut entraîner des conséquences très graves pour le contribuable. En
pénalité fiscale

Pénalité fiscale : Comment se défendre face à l’administration fiscale?

Le contribuable peut subir une pénalité fiscale pour différents types de situations. Cependant la pénalité fiscale interviendra en cas de non respect d’une règle fiscale. Ainsi, la pénalité fiscale constitue une sanction fiscale pour le contribuable. Par ailleurs, cette sanction fiscale peut revêtir une administrative ou pénale.

La pénalité fiscale peut intervenir à différents moments pour le contribuable. En outre, elle peut toucher aussi bien le contribuable personne physique, que le contribuable personnes morale. De ce fait elle peut résulter d’un manquement du contribuable aux règles relatives à la fiscalité des particuliers, la fiscalité des entreprises, ou la TVA.

Qu’est-ce qu’une pénalité fiscale?

La pénalité fiscale constitue une sanction fiscale à l’égard du contribuable. Elle pourra se matérialiser notamment par un intérêt de retard sur l’impôt qui est dû par le contribuable. Cela peut également correspondre à des majorations. Ainsi, la pénalité fiscale comprend un aspect répressif à l’égard du contribuable. A ce titre les pénalités fiscales qu’infligent l’administration fiscale au contribuable peuvent revêtir des natures juridiques différentes. Cela dépend notamment de la bonne ou mauvaise foi du contribuable. A ce titre, le quantum des infractions fiscales sera beaucoup plus élevé. Ce quantum élevé intervient notamment dans des cas de fraude fiscale.

Quelles sont les différences entre une pénalité fiscale et une amende fiscale?

L’amende fiscale est une catégorie de pénalité fiscale. A ce titre l’amende fiscale sanctionne un comportement fautif du contribuable. En outre, l’amende fiscale constitue une sanction pécuniaire pour le contribuable. Ces subtiles distinctions entre la pénalité fiscale et l’amende peut engendrer des conséquences très importantes pour le contribuable.

Pénalité fiscale en cas de redressement ou liquidation judiciaire

La pénalité fiscale a un traitement spécial en cas de redressement ou de liquidation judiciaire. Ainsi, l’article 1756 du CGI prévoit que:

« I. – En cas de sauvegarde ou de redressement ou de liquidation judiciaires, les frais de poursuite et les pénalités fiscales encourues en matière d’impôts directs et taxes assimilées, de taxes sur le chiffre d’affaires et taxes assimilées, de droits d’enregistrement, taxe de publicité foncière, droits de timbre et autres droits et taxes assimilés, de retenue à la source prévue à l’article 204 A, dus à la date du jugement d’ouverture, sont remis, à l’exception des majorations prévues aux b et c du 1 de l’article 1728 et aux articles 1729 et 1732 et des amendes mentionnées aux articles 1737 et 1740 A ainsi qu’aux 3° et 4° de l’article 1759-0 A.

II. – En cas de mise en œuvre de la procédure de rétablissement personnel prévue aux articles L. 332-5 et L. 332-6 du code de la consommation, les majorations, frais de poursuites et pénalités fiscales encourus en matière d’impôts directs dus à la date à laquelle la commission recommande un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ou à la date du jugement d’ouverture d’une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire sont remis, à l’exception des majorations prévues aux b et c du 1 de l’article 1728 et à l’article 1729.« 

Article 1756 du Code général des impôts

Comment comptabiliser une penalité fiscale?

La comptabilisation d’une pénalité fiscale suite les règles de la comptabilité générale. Ainsi, la pénalité fiscale constitue une charge exceptionnelle au regard du plan comptable. A ce titre, elle doit être comptabilisée dans le compte 6712 « Pénalités, amendes fiscales et pénales ».

En outre, il convient de noter que les sanctions pécuniaires et pénalités de toute nature à l’égard des contribuables qui n’ont pas respectées des obligations légales ne sont pas déductibles. C’est l’article 39-2 du CGI qui détermine son régime et ses modalités d’applications. Par conséquent, il s doivent faire l’objet d’une réintégration extra-comptable. Cette réintégration extra-comptable se fait en principe sur l’imprimé n° 2058-A (ligne WJ). Cela s’applique notamment aux pénalités fiscales d’assiette et de recouvrement. Ainsi, ces pénalités fiscales d’assiette et de recouvrement peuvent être:

  • la majoration pour défaut ou retard de déclaration prévue à l’article 1728 du CGI ;
  • les majorations pour insuffisance de déclaration de 40 % (manquement délibéré) ou de 80 % (manœuvres frauduleuses ou abus de droit) prévues à l’article 1729 du CGI ;
  • l’intérêt de retard prévu à l’article 1727 du CGI ;
  • l’amende de 5 % prévue à l’article 1763 du CGI pour défaut de production ou inexactitude dans le tableau des provisions, le relevé des frais généraux, l’état des abandons de créances et subventions prévu à l’article 223 B du CGI;
  • les majorations en cas de retard de paiement prévues aux articles 1730 et 1731 du CGI.

Cependant, comme dans beaucoup de situations relatives à la fiscalité des entreprises, il peut y avoir une de perception du point de vue comptable et du point de vue fiscale.

Comment contester?

La contestation d’une pénalité fiscale n’est pas une chose aisée. Ainsi, le recours à un avocat fiscaliste est très utile dans ce cadre là. Cela d’autant plus que la pénalité fiscale se situe à mi-chemin entre d’une part les règles du droit penal fiscal et d’autre part les règles de contrôle et contentieux fiscal.


Notre cabinet d’avocat fiscaliste vous assiste dans la contestation de vos pénalités fiscales. En effet, l’expertise fiscale de notre cabinet d’avocat vous permet d’obtenir la diminution ou l’annulation de votre pénalité fiscale.

vies tva

VIES TVA

La TVA est de loin l’impôt qui rapporte le plus pour les Etats membres de l’Union européenne. A ce titre, il constitue également l’impôt qui subit le plus grand nombre de fraude. Dès lors, différents mécanismes sont mis en place pour enrayer la fraude à la TVA. C’est ainsi qu’intervient le système pour vérifier notamment les numéros de TVA, en matière de TVA intracommunautaire.

Le système VIES TVA est très utile pour les entreprises dans le cadre de leurs échanges intracommunautaires. En effet le système d’échange d’informations sur la TVA automatisé, constitue un outils pour les différents opérateurs économiques dans le cadre de leurs activités économiques assujettis à la TVA intracommunautaire.

Qu’est-ce que le systèmes VIES TVA?

L’accronyme VIES correspond à VAT Information Exchange System. Ainsi, il s’agit donc d’un système d’échange d’informations sur la TVA. Ce système VIES permet ainsi de vérifier de la validité du numéro de TVA intracommunautaire d’un opérateur économique. Ainsi, le système d’information VIES constitue un outil incontournable dans le cadre des échanges intracommunautaires. A ce titre l’utilisation du système VIES contribue à lutter dans la lutte contre la fraude à la TVA. En effet, son utilisation permet certaines vérifications en matière de Taxe sur la valeur ajoutée.

Quels sont les cas d’utilisation du système VIES pour la vérification de la Taxe sur la valeur ajoutée?

Le système VIES permet d’effectuer un certain nombre de vérification en matière de TVA dans le cadre des échanges intracommunautaires. Ainsi, le système VIES permet aux entreprises de vérifier si leurs clients sont des assujettis à la TVA. A ce titre, il permet d’avoir la confirmation de la validité du numero de TVA intracommunautaire d’un assujetti à la la Taxe sur la valeur ajoutée.

Il permet également aux administrations fiscales de surveiller et contrôler le flux des échanges intracommunautaires en matière de Taxe sur la valeur ajoutée. Cela leur permet ainsi de détecter toutes sortes d’irrégularités en matière de TVA intracommunautaire.


Notre cabinet d’avocat fiscaliste en TVA vous accompagne sur vos différentes questions relatives à la TVA intracommunautaire. Ainsi, NICOLAS Avocat vous apporte son expertise en matière de Taxe sur la valeur ajoutée. A ce titre, nous vous conseillons sur toutes vos interrogations qui découlent de vos recherche sur le système VIES TVA.

champ dapplication de la TVA

Le champ d’application de la TVA

La détermination du champ d’application en droit fiscal revêt toujours une grande importance. La Taxe sur la valeur ajoutée n’échappe pas à cette règle. En effet, la détermination du champ d’application de la TVA aura beaucoup d’impact sur l’activité de l’assujetti à la TVA. C’est également le cas pour les opérations internationales de l’entreprise avec la TVA intracommunautaire.

La question de la détermination du champ d’application est très importante en matière de TVA. Ainsi, le champ d’application permet de savoir si une activité économique constitue une opération imposable à la TVA.

Quel est le champ d’application de la TVA?

Le champ d’application de la TVA détermine les opérations qui sont imposables à la Taxe sur la valeur ajoutée. C’est notamment le car lorsque l’on est en présence d’une livraison de biens meubles corporels ou prestations de service, à titre onéreux et lorsque ces opérations sont réalisées dans le cadre d’une activité économique par une personne assujettie. A ce titre, au regard du champ d’application, on distingue trois types d’opérations imposables.

Les opérations imposables à la TVA par nature

Il s’agit des opérations qui doivent remplir les conditions générales d’application de la Taxe sur la valeur ajoutée.

Les opérations imposables à la TVA en vertu d’une disposition expresse de la loi

La loi détermine un certain nombre d’opérations qui sont imposables à la TVA. Il s’agit notamment d’opérations qui ne constituent pas des opérations imposables à la TVA par nature.

Les opérations imposables à la TVA par option

Cela concerne les personnes physiques ou morales qui exercent une activité économique qui est exonérée de TVA. Cependant, elles ont la possibilité de soumettre leurs activités à la TVA pour pouvoir récupérer la Taxe sur la valeur ajoutée. Dès lors, elles ne sont plus considérés comme des consommateurs finaux. Ainsi, elles peuvent bénéficier des différents avantages qui découlent de l’assujettissement à la TVA. Ainsi, l’option à la TVA, leur donne la possibilité de déduire la TVA facturée en amont.

Les opérations exonérées de TVA

L’exoneration à la TVA intervient lorsqu’une opération est dans le champ d’application de la TVA, mais cependant n’est pas soumise à la Taxe sur la valeur ajoutée en raison d’une disposition de la loi. Cette exoneration à la TVA entraine différentes conséquences pour l’entreprise exonérée. A ce titre, elle ne collecte pas de TVA et n’est par conséquent pas redevable de la TVA. Dès lors, elle ne peut pas récupérer la Taxe sur la valeur ajouté qu’elle a payée sur ses acquisitions. Ainsi, on distingue un certain nombre d’activités qui font l’objet d’une exonération à la TVA. C’est notamment le cas pour les secteurs d’activités suivants:

  • le secteur médical;
  • l’enseignement;
  • le secteur bancaire;
  • les compagnies d’assurances;
  • les locations d’immeubles nus ou meublés à usage d’habitation;
  • les exportations;
  • les ventes réalisées hors de l’Union européenne;
  • les livraisons intracommunautaires;
  • les ventes réalisées dans l’Union européenne.

Quelles sont les opérations et activités hors champ d’application de la TVA?

Plusieurs types opérations et d’activités peuvent se trouver hors du champ d’application de la TVA. Ainsi, lorsqu’une opération se réalise hors du champ d’application de la Taxe sur la valeur ajoutée, l’entreprise est considérée comme un consommateur final. A ce titre, elle ne facture ni ne déduit de TVA. En outre, l’activité économique de l’entreprise peut être totalement ou partiellement hors du champ d’application de la Taxe sur la valeur ajoutée. Par ailleurs, les opérations qui sont hors du champ d’application de la TVA ne doivent pas être effectuées à titre onéreux ni réalisées par un assujetti agissant en tant que tel. Cela peut notamment être le cas, en matière de subvention octroyée sans contrepartie.

Exemples d’activités hors champ de la TVA :

  1. Indemnités compensatoires : Les indemnités de dédommagement sans contrepartie économique, comme des pénalités de retard, ne sont pas soumises à la TVA.
  2. Transferts entre services d’une même entité : Certains transferts internes entre services ne constituent pas une livraison de biens ou une prestation de services.
  3. Activités privées : Par exemple, la vente de biens entre particuliers ne constitue pas une activité économique assujettie à la TVA.
  4. Certaines subventions : Les subventions non liées à une contrepartie directe, comme une vente ou une prestation, peuvent être hors champ.

Quels sont les pays et territoires dans le champ d’application de la TVA?

La Taxe sur la valeur ajoutée s’applique dans tous les pays et territoires de l’Union européenne. Cependant, il y a un certain nombre d’exceptions qui s’applique à cela. C’est notamment le cas pour certain pays et territoires de l’Union européenne qui ont un statut particulier au regard de l’application de la TVA.

Quels sont les pays et territoires qui sont hors du champ d’application territorial de la TVA?

Cela donne la possibilité pour les entreprises de choisir parmi les différents taux de Taxe sur la valeur ajoutée au sein de l’Union européenne.

Certains pays ou territoires membre de l’Union européenne (UE) n’appliquent pas la TVA. Ainsi, cela peut avoir un impact sur le lieu d’imposition de la Taxe sur la valeur ajoutée.

Allemagne

Pour l’Allemagne il y a deux îles allemandes. Ainsi, il y a l’Île d’Helgoland et le Territoire de Büsingen.

Espagne

En Espagne, il y a 3 régions infra-étatiques. Ainsi, il y a tout d’abord la ville de Ceuta. Ensuite, il y a aussi la ville de Melilla. Enfin, il y a également les Iles Canaries.

Finlande

Pour la Finlande, il y a les Îles Åland.

France

En France, il y a plusieurs régions infra-etatiques. Il y a tout d’abord certains département et territoires d’outre-mer faisant partie de la France. Ainsi, il y a la Guadeloupe, la Guyane Française, la Réunion, Mayotte et Saint-Martin

Grèce

Pour la Grèce, il y a l’île du Mont Athos.

Italie

En Italie, il y a plusieurs régions infra-étatiques. Ainsi, il ya tout d’abord la station de ski de Livigno. Ensuite, il y a la ville de Campione d’Italia. Enfin, il y a également les Eaux Italiennes du lac de Lugano.

Quel est le champ d’application de la TVA intracommunautaire?

La TVA intracommunautaire est un mécanisme fiscal applicable aux échanges de biens et de services au sein de l’Union européenne (UE). Elle a pour but d’assurer une taxation harmonisée des transactions transfrontalières, en évitant la double imposition ou la non-imposition. Voici le champ d’application de la TVA intracommunautaire :


1. Échanges de biens intra-UE :

  • Livraisons intracommunautaires :
    • Vente de biens entre entreprises situées dans deux États membres différents.
    • Exonération de TVA dans l’État membre d’origine si :
      • L’acquéreur dispose d’un numéro de TVA intracommunautaire valide.
      • Les biens sont transportés vers un autre État membre.
    • L’acquéreur est tenu d’autoliquider la TVA dans son pays (mécanisme de l’autoliquidation).
  • Acquisitions intracommunautaires :
    • Achat de biens entre entreprises situées dans deux États membres différents.
    • L’acquéreur doit déclarer la TVA dans son pays selon le taux applicable localement.

2. Prestations de services transfrontalières :

  • Règle générale :
    • Les services sont taxés dans le pays de consommation.
    • Lorsque le prestataire et le preneur sont des assujettis dans deux États membres différents, le preneur doit autoliquider la TVA dans son pays.
  • Exceptions spécifiques : Certaines prestations (immobilières, culturelles, de transport, etc.) sont taxées selon des règles particulières liées à la nature du service.

3. Vente à distance :

  • Lorsqu’une entreprise vend des biens à des particuliers situés dans d’autres États membres, la TVA est due dans le pays du consommateur une fois un seuil de chiffre d’affaires atteint. Depuis juillet 2021, le système OSS (One Stop Shop) simplifie les déclarations dans ce contexte.

4. Importations et exportations exclues :

  • Les opérations intracommunautaires diffèrent des échanges avec des pays tiers (hors UE). Ces derniers relèvent des règles classiques d’importation/exportation.

5. Obligations déclaratives :

  • Déclaration d’échange de biens (DEB) : Requis pour les entreprises effectuant des échanges de biens entre États membres.
  • Relevé des opérations intracommunautaires (ROI) : Requis pour certaines prestations de services.


Notre cabinet d’avocat fiscaliste vous apporte son expertise dans le domaine de Taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi, NICOLAS Avocat vous conseille sur les différentes questions relatives à la détermination du champ d’application de la TVA concernant votre activité économique.

Brigade des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires

La brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires

La Brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires intervient dans la répression de la fraude alimentaire, vétérinaire et phytosanitaire. A ce titre, son champ de compétence touche différents domaines du droit penal des affaires. C’est notamment le cas pour le droit penal environnementale, droit penal alimentaire, droit penal sanitaire ou le droit pénal de la concurrence.

La Brigade des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires est une unité d’investigation. A ce titre, elle traque toutes les infractions qui relèvent de sa compétence. Elle dépend de la Direction générale de l’alimentation (DGAL). La DGAL est l’une des 4 directions de l’administration centrale du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Qu’est-ce que la brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires?

Elle a notamment pour mission la protection des consommateurs. A ce titre, les enquêteurs de la brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires enquêtent notamment sur les questions de fraude alimentaire. Ainsi, la BNEVP enquête sur des affaires qui peuvent toucher le trafic d’animaux, les aliments, ou les pesticides, etc.

Les trafic d’animaux peuvent ainsi aboutir des condamnations pour escroquerie en bande organisée. Cela notamment en raison de la tromperie sur l’âge et la qualité.

A ce titre, elle dispose de différents pouvoirs pour traquer les différentes fraudes alimentaires, vétérinaires et phytosanitaires. Ainsi, les différentes infractions qu’elle poursuit relève des domaines suivants:

  • Denrées alimentaires;
  • Protection animale;
  • Phytosanitaire;
  • Pharmacie vétérinaire;
  • Substances interdites;
  • Santé animale;
  • Import / Export.

Quels sont les pouvoirs de la BNEVP?

La BNEVP dispose d’important pouvoirs pour mener ces enquêtes dans la lutte contre la fraude alimentaire, vétérinaire et phytosanitaire. Ainsi, elle peut mettre en place des moyens d’écoutes ou de filatures. A ce titre, elle dispose également de l’appui des différentes forces de police judiciaire et douanière pour mener ces enquêtes. Elle travaille notamment en collaboration avec l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP). L’accroissement des activités de la BNEVP contribue au développement du droit pénal de l’environnement et au droit penal de la santé. Cela résulte notamment de l’aspect lucratif de la criminalité environnementale.

La Brigade nationale des enquêtes vétérinaires et phytosanitaires travaille aussi avec des autorités administratives. Cela peut être des autorités administratives, telles que la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF). En outre, la BNEVP a une compétence nationale sur toute la France. Par ailleurs, ces enquêtes peuvent parfois avoir un aspect international.


Le cabinet NICOLAS AVOCAT vous apporte son expertise en droit penal des affaires. Notre cabinet d’avocat vous assiste durant toute la procédure dans le cadre des enquêtes de la BNEVP.

commission des infractions fiscales

La Commission des infractions fiscales

La commission des infractions fiscales existe depuis la loi du 29 décembre 1977. Ainsi, il s’agit d’une commission administrative indépendante qui donne son avis sur les cas d’infractions fiscales. Ces cas d’infractions lui sont notamment transmises par l’administration fiscale.

La Commission des infractions fiscales (CIF) a été crée par la loi n°77-1453 du 29 décembre 1977 accordant des garanties de procedure aux contribuables en matière fiscale et douanière.

Qu’est-ce que la commission des infractions fiscales?

La Commission des infractions fiscales est une commission administrative indépendante. Ainsi, la CIF traite essentiellement des questions d’infraction fiscale. Parmi, les différentes infractions fiscales, il y a notamment la fraude fiscale.

Quelles sont les modes de saisine de la Commission des infractions fiscales?

L’article R 228-1 du LPF prévoit les modes de saisine de la Commission des infractions fiscales. Ainsi, l’article R 288-1, 1° du LPF prévoit que:

« la commission des infractions fiscales est saisie par le ministre chargé du budget ou, sur délégation, par le directeur général, le directeur général adjoint ainsi que les chefs de service, les sous-directeurs, les chefs de bureau de l’administration centrale ou les directeurs ou directeurs adjoints des directions nationales ou spécialisées de contrôle fiscal de la direction générale des finances publiques désignés par arrêté du ministre chargé du budget. »

Article R 288-1 du Livre des Procédures Fiscales

Cependant, il convient de noter que la CIF n’a pas de pouvoir d’auto-saisine.

Quelle est la composition de la Commission des infractions fiscales?

L’article L288 du LPF détermine la composition de la Commission des Infractions Fiscales (CIF). Ainsi, elle se compose de :

  • 1° Huit membres du Conseil d’Etat, en activité ou honoraires, élus par l’assemblée précitée ;
  • 2° Huit magistrats de la Cour des comptes élus par la chambre du conseil en formation plénière de la Cour des comptes ;
  • 3° Huit magistrats honoraires à la Cour de cassation, élus par l’assemblée générale de la Cour de cassation ;
  • 4° Deux personnalités qualifiées, désignées par le président de l’Assemblée nationale ;
  • 5° Deux personnalités qualifiées, désignées par le président du Sénat.

Par ailleurs, il convient de noter que la CIF dispose d’un secrétariat. Ce secrétariat est placé sous l’autorité de son président. Il est dirigé par un fonctionnaire choisi parmi les fonctionnaires de la direction générale des finances publiques ayant au moins le grade d’inspecteur principal sur proposition du président de la commission.

Quelle est l’adresse de la CIF?

L’adresse de la CIF est 100 rue de Richelieu 75002 Paris.

Quelle est le rôle de la Commission des infractions fiscales?

La CIF a essentiellemnt un rôle consultatif en matière d’infraction fiscale. Cependant, sa saisine par l’administration fiscale est obligatoire dans certains cas. C’est notamment le cas, lorsque l’administration souhaite déposer plainte pour certains cas de fraude fiscale.

Quels sont les différents types d’infractions fiscales?

La CIF reçoit de la part de l’administration des dossiers relevant de différents types d’infractions fiscales. En outre, ces infractions fiscales concernent toutes les catégories d’impôts et de taxes. Cependant de manière récurrente, la grosse majorité des cas d’infractions fiscales concernent la TVA.

Quelles sont les recours du contribuable?

Le contribuable dispose d’un délai de 30 jours pour présenter ces observations à la CIF. Ainsi, il a la possibilité de se défendre face aux différents faits que lui reproche l’administration. Cependant ces observations doivent obligatoirement être à l’écrit. En effet, le contribuable n’a pas la possibilité de présenter des observations à l’oral. Le contribuable a tout intérêt à se faire assister par un avocat fiscaliste, pour la rédaction de ces observations. Ainsi, notre cabinet d’avocat apporte au contribuable son expertise relative aux infractions fiscales pour se défendre devant la CIF. La majorité des avis rendus par la Commission sont favorables à l’administration. Dès lors, il convient de bien préparer sa défense pour mieux se défendre.


NICOLAS Avocat vous assiste dans vos différentes procédures en matière de droit penal fiscal. Notre cabinet d’avocat fiscaliste vous apporte l’expertise nécessaire d’avocat fiscaliste pénaliste en matière d’infraction fiscale et de fraude fiscale. Ainsi notre cabinet d’avocat fiscaliste spécialiste du droit penal fiscal assiste les contribuables dans la réponse qu’ils apportent à la Commission des infractions fiscales.

cadeau client

La fiscalité du cadeau client

Le cadeau d’affaires fait partie des bons procédés de développement d’affaires des entreprises. En outre, il offre un certain nombre d’avantage fiscal pour l’entreprise. Il peut ainsi être déductible du résultat fiscal de l’entreprise. C’est notamment le cas, si le cadeau client est réalisé dans l’intérêt de l’entreprise.

Le cadeau client est devenu un incontournable de la relation d’affaires. Cependant, il doit répondre aux différentes conditions requises par la loi pour être déductible fiscalement. Dans le cas contraire, il pourrait être considéré comme un acte anormal de gestion par l’administration fiscale.

Qu’est-ce qu’un cadeau client?

Le cadeau client est le cadeau que l’entreprise remet à son client au titre d’une relation d’affaires. En outre, il convient de noter que les cadeaux et dépenses sont liés à la pêche et à la chasse ne sont pas considérés comme un cadeau client au sens fiscal du terme.

Quels sont les différents types de cadeau d’affaires?

L’entreprise a la possibilité d’offrir différents types de cadeau client à ses clients. Ainsi, il y a la traditionnelle boîte de chocolats ou encore la bouteille de champagne ou de vin. Cependant ces dernières années, la gamme de cadeau d’affaires s’est élargie. Ainsi, il peut arriver que des clients se voient offrir de la maroquinerie ou des produits high tech. Cela peut également aller jusqu’à des voyages ou des séjours. Cependant, dans tous les cas, un certain nombre de conditions doivent être respectés pour permettre leur déduction fiscale.

Quelle est la TVA pour un cadeau client?

L’entreprise a la possibilité de récupérer la TVA sur le prix payé pour son cadeau d’affaires. Cependant, il faut respecter un certain nombre de conditions pour récupérer la TVA. Ainsi, le prix de revient ou d’achat du cadeau client offert, doit être de 69 euros TTC maximum par an et par bénéficaire. Cependant, il convient de noter l’intégration des différents frais et charges relatifs au cadeau dans ce montant de 69 euros TTC. C’est notamment le cas pour les frais d’emballage ou les frais de port.

Comment comptabiliser pour un cadeau client?

Le cadeau d’affaires constitue une charge. En outre, il s’agit d’une charge déductible si l’entreprise respecter certaines conditions.

Quelle déduction fiscale pour un cadeau d’affaires?

La déductibilité fiscale du résultat fiscal de l’entreprise en constitue l’un de ses principaux intérêts. En effet, lorsque le cadeau client est fait dans l’intérêt de l’entreprise et qu’il ne dépasse pas une certaine valeur, il constitue une dépense déductible du résultat fiscal de l’entreprise. Cependant, l’entreprise doit être en mesure de prouver l’utilité pour son activité.

Quelle est la limite fiscale d’un cadeau client?

Il y a une limite fiscale pour les cadeaux d’affaires qui ont une petite valeur. En effet, il y une limite de 69 euros que l’entreprise ne doit pas dépasser. Tous les 5 ans, il y aune réévaluation de cette limite par l’administration fiscale. La prochaine réévaluation de la limite aura lieu en 2021. Elle le sera proportionnellement à la variation de l’indice mensuel des prix à la consommation hors tabac de l’ensemble des ménages et arrondi à l’euro supérieur.

Quelle est la sanction fiscale?

Si le cadeau client ne respecte pas les différentes conditions, l’administration fiscale procédera à sa réintégration dans le bénéfice imposable. En outre, lorsque la somme des cadeaux d’affaires dépasse 3 000 euros par an, l’entreprise à un certain nombre de formalités à remplir. Ainsi, elle doit remplir un relevé de frais généraux relatifs aux sociétés. En ce qui concerne les entreprises individuelles, elles doivent renseigner le cadre F de la déclaration n°2031.

En l’absence de déclaration, l’administration fiscale sanctionnera par des amendes fiscales. Par ailleurs, l’entreprise ne peut donner de cadeau illicite. Cette amende fiscale consiste en une pénalité fiscale égale à 5% du montant des sommes qui ne figurent par sur le relévé. Néanmoins, l’amende fiscale sera réduite à 1%, si les frais en cause sont déductibles. L’article 1763 du CGI prévoit les modalités d’application de l’amende fiscale.


Le cabinet NICOLAS Avocat vous accompagne sur les diférentes problématiques relatives à la fiscalité du cadeau client. En tant que spécialiste de la fiscalité des entreprises, NICOLAS Avocat vous conseille sur la fiscalité de votre cadeau d’affaires.

acte introductif d'instance fiscale

L’acte introductif d’instance fiscale

L’acte introductif d’instance fiscale intervient dans le cadre des procédures de droit pénal douanier. La douane l’utilise notamment pour permettre la mise en œuvre de sanction douanière. Néanmoins, il peut être mise en œuvre, par le Ministère publique de manière accessoire à l’action publique.

L’acte introductif d’instance fiscale (AIIF) est un acte de procédure émis par la douane. Ainsi, il constitue l’un des trois actes de poursuites judiciaires à disposition de la douane pour poursuivre les infractions douanières. Elle peut également avoir recours à la citation directe ou à la remise à parquet des prévenus en cas de flagrant délit. La rédaction de ces actes relève en principe des agents poursuivants de la douane et notamment de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED).

Qu’est-ce qu’un acte introductif d’instance fiscale?

L’AIIF permet à la douane de saisir le parquet. Ainsi, par cet acte de procédure, il il lui communique son souhait de voir l’ouverture d’un information judiciaire relative à une infraction douanière. Ensuite, il y aura alors la désignation d’un juge d’instruction. A ce titre, c’est un acte qui déclenche la procédure de droit pénal douanier. Ainsi, en cas d’ouverture d’une information judiciaire, c’est l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction qui saisira le tribunal correctionnel. En outre, il convient de noter que le contrevenant pourra faire l’objet de deux types de sanctions. Il pourra faire l’objet de sanction de nature pénale, mais également de sanction de nature douanière et fiscale.

L’AIIF peut également servir à poursuivre des investigations douanières à l’étranger.


NICOLAS Avocat vous assiste en cas de contestation de l’acte introductif d’instance fiscale émis par la douane. Notre cabinet d’avocat spécialiste des questions douanières vous apporte son expertise face la douane. Nous vous assistons et représentons également devant le tribunal correctionnel en cas de poursuite pour infraction douanière

exonération de tva

Exonération de TVA : un levier stratégique pour les entreprises

L’exonération de TVA offre un avantage concurrentiel en réduisant les coûts et en améliorant les marges des entreprises. Elle s’applique à divers secteurs comme la santé, l’éducation, l’immobilier, les transports internationaux, la culture et les exportations. Chaque domaine bénéficie de dispositions spécifiques, favorisant la compétitivité et la croissance. L’autoliquidation de la TVA à l’importation simplifie également la gestion de trésorerie pour certaines entreprises. Cet article met en lumière les avantages stratégiques de ces exonérations et souligne l’importance de l’accompagnement par un avocat fiscaliste expert en TVA intracommunautaire et internationale pour maximiser ces opportunités.

Introduction

L’exonération de TVA constitue un avantage concurrentiel significatif pour certaines entreprises. Non seulement elle permet de réduire le coût final des produits ou services pour le client, mais elle joue également un rôle crucial dans le soutien de certains secteurs d’activité. En tant qu‘avocat fiscaliste, maîtriser ces dispositifs peut transformer la fiscalité d’une entreprise en véritable levier de croissance. Cette mesure, bien qu’entourée d’exigences précises, peut renforcer la compétitivité et améliorer les marges des entreprises.

À travers cet article, nous explorerons les contours de ces exonérations, les principales dispositions légales applicables, ainsi que des exemples concrets illustrant leurs bénéfices dans différents secteurs d’activité.


Qu’est-ce qu’une exonération de TVA ?

L’exonération de TVA désigne l’absence d’application de cette taxe sur une livraison de biens ou une prestation de services. Elle peut concerner les transactions réalisées entre entreprises ou celles impliquant des consommateurs finaux. La directive TVA de l’Union européenne (UE) distingue les cas où l’exonération est obligatoire et ceux où les États membres peuvent choisir de l’appliquer.

Parmi les situations les plus courantes, on retrouve :

  • Les activités d’intérêt général : soins médicaux, éducation, services sociaux, etc.
  • Les services financiers et d’assurance.
  • Certaines livraisons de terrains et bâtiments.
  • Les livraisons intra-UE et les exportations de biens hors UE.

Exonération de TVA : les principaux articles du Code général des impôts (CGI)

Article 262 ter I du CGI : exonération de TVA pour les livraisons intracommunautaires de biens

Dans le cadre des échanges intracommunautaires, l’article 262 ter I du CGI prévoit une exonération de TVA pour les livraisons de biens. Les factures émises par le vendeur doivent inclure :

  • Les numéros de TVA intracommunautaire du vendeur et de l’acheteur.
  • La mention : « Exonération de TVA, article 262 ter, I du Code général des impôts ».

Article 283-2 du CGI : exonération de TVA pour les prestations de services intracommunautaires

Pour les prestations de services intracommunautaires, l’article 283-2 du CGI instaure un mécanisme d’autoliquidation de la TVA par l’acheteur. Les règles de facturation imposent notamment :

  • Un prix hors taxes (HT).
  • La mention : « Exonération de TVA, article 283-2 du Code général des impôts ».

L’exonération de TVA à l’export

Les exportations de biens hors UE permettent de bénéficier d’une exonération de TVA sous réserve de remplir certaines conditions :

  • Effectuer des opérations d’exportation.
  • Posséder un numéro EORI (identifiant communautaire).
  • Être identifié à la TVA en France.

Les territoires d’exportation spécifiques

Certaines zones, bien qu’appartenant à l’UE, ne sont pas incluses dans le territoire fiscal communautaire. Ces territoires incluent :

  • Les îles Canaries, Ceuta, Melilla (Espagne).
  • Les îles Anglo-Normandes.
  • Les départements d’outre-mer (DOM) comme la Guadeloupe, la Guyane ou la Martinique, sous conditions.

Exonération de TVA pour des secteurs spécifiques

1. Le secteur de la santé et des services médicaux

L’exonération de TVA joue un rôle central dans le secteur de la santé, en allégeant les coûts pour les praticiens et les patients.

Étude de cas : Une clinique privée spécialisée dans les soins ophtalmologiques a réussi à réduire de 15 % ses coûts opérationnels grâce à l’exonération de TVA sur les équipements médicaux importés. Le directeur a déclaré : « Cette exonération nous a permis d’acquérir un laser de dernière génération à un coût compétitif, ce qui améliore non seulement nos soins, mais aussi notre rentabilité. »

2. Le secteur de l’éducation et de la formation

Les activités d’enseignement, lorsqu’elles sont reconnues, peuvent bénéficier d’une exonération totale de TVA.

Étude de cas : Une organisation proposant des formations en ligne certifiées dans le domaine des langues a bénéficié de l’exonération de TVA sur ses prestations. Cette mesure a permis à l’entreprise de proposer des tarifs plus compétitifs, augmentant ses inscriptions de 25 %. Un responsable a souligné : « Cette exonération nous a donné un avantage direct face à nos concurrents internationaux. »

3. Le secteur immobilier

Dans l’immobilier, les exonérations peuvent s’appliquer à certaines opérations, telles que la location de biens à usage professionnel ou social.

Étude de cas : Une société foncière développant des logements sociaux a pu bénéficier d’une exonération de TVA sur les ventes. Grâce à cela, elle a économisé plusieurs milliers d’euros par projet, réinvestis pour construire davantage de logements. « C’est un cercle vertueux : moins de taxes, plus de constructions, » a déclaré le directeur financier.

4. Le secteur des transports internationaux

Les prestations de transport international sont exonérées de TVA, un avantage essentiel pour les entreprises de logistique.

Étude de cas : Une start-up spécialisée dans l’importation de produits électroniques depuis l’Asie a économisé 8 % sur ses coûts logistiques grâce à cette exonération. Le fondateur a noté : « Nous avons pu proposer des tarifs plus bas à nos clients européens, stimulant ainsi notre croissance sur un marché très compétitif. »

5. Le secteur de la culture et de la création artistique

Les artistes, auteurs, et certaines activités culturelles bénéficient souvent d’exonérations spécifiques de TVA.

Étude de cas : Un collectif d’artistes vendant des œuvres contemporaines a bénéficié d’une exonération de TVA sur leurs ventes lors d’un événement international. L’un des artistes a confié : « Nous avons pu fixer des prix plus accessibles sans sacrifier nos marges, augmentant ainsi nos ventes et notre visibilité. »

6. Les services financiers et d’assurance

Les prestations dans ce secteur, comme les transactions financières, sont souvent exonérées de TVA, ce qui peut optimiser les structures de coûts.

Étude de cas : Une société de gestion de patrimoine a profité de cette exonération pour développer un nouveau service de conseil personnalisé. Son directeur marketing a témoigné : « Cette exonération a réduit nos charges administratives, nous permettant d’investir dans des outils digitaux pour nos clients. »

7. Le secteur des exportations

Les exportations de biens hors de l’Union européenne bénéficient d’une exonération de TVA, ce qui favorise la compétitivité des entreprises.

Étude de cas : Une PME française spécialisée dans la production de cosmétiques naturels a augmenté ses exportations vers les États-Unis de 30 % en profitant de cette exonération. « C’est un atout stratégique qui nous permet de rivaliser avec des marques locales, » explique la fondatrice.


L’autoliquidation de TVA : une alternative pour l’importation

Les entreprises peuvent demander une autorisation d’autoliquidation de la TVA à l’importation, leur permettant de ne pas avancer la taxe lors du dédouanement. Ce mécanisme simplifie la gestion de trésorerie et se matérialise sur la déclaration de TVA CA3.


Conclusion

L’exonération de TVA est une thématique complexe nécessitant une expertise pointue pour respecter les réglementations et maximiser les avantages financiers. Ces exemples concrets montrent que l’application stratégique de cette mesure peut transformer un défi fiscal en avantage concurrentiel. Pour maximiser ces bénéfices, il est crucial de s’entourer d’experts capables de naviguer dans les spécificités fiscales et réglementaires.

Pourquoi consulter un avocat fiscaliste en matière d’exonération de TVA?

Un avocat fiscaliste peut vous accompagner dans l’identification et la mise en œuvre des exonérations de TVA adaptées à votre activité, tout en vous aidant à sécuriser vos opérations intracommunautaires et internationales. Grâce à son expertise, vous pouvez transformer les réglementations en opportunités concrètes pour votre entreprise.


Besoin d’accompagnement personnalisé ? Contactez-nous dès aujourd’hui pour découvrir comment optimiser votre fiscalité grâce à une gestion stratégique de la TVA intracommunautaire et des exonérations.

imposition des fonctionnaires internationaux

L’imposition des fonctionnaires internationaux

L’imposition des fonctionnaires internationaux soulève beaucoup de difficultés en pratique. En effet, la détermination de leur régime fiscal dépendra de plusieurs critères. Tout d’abord, cela dépendra de l’organisation internationale pour laquelle, ils travaillent. Ensuite, il faudra prendre en compte un certain nombre de conventions internationales. Enfin, il faudra également analyser la fiscalité de leur Etat d’origine. Par ailleurs, d’autres difficultés peuvent survenir lorsqu’ils perçoivent leurs pensions de retraites.

Les fonctionnaires internationaux sont des fonctionnaires qui travaillent pour des organisations internationales. Cependant, les personnes qui travaillent en tant que stagiaire, de façon temporaire ou en tant qu’expert en mission n’ont pas le statut de fonctionnaire international. Ainsi, seul les personnes qui sont des cadres permanents, qui travaillent depuis au moins un an et à temps plein pour une organisation internationale ont le statut de fonctionnaire international. L’imposition des fonctionnaires internationaux suit un régime fiscal particulier.

Quelle est la fiscalité des fonctionnaires internationaux?

L’organisation internationale qui rémunère le fonctionnaire international va assujettir sa rémunération à un impôt qu’elle prélèvera. Cependant, si les fonctionnaires internationaux ont d’autres sources de revenus, la détermination de leur imposition se fera notamment à l’aide de la convention fiscale applicable. En effet, il y a également un certain nombre de conventions internationales qui déterminent la fiscalité des fonctionnaires internationaux.

Quel est le statut fiscal d’un fonctionnaire européen?

Le fonctionnaire européen est un fonctionnaire qui travaille dans une organisation européenne. A ce titre, il convient de noter que l’organisation européenne est une organisation internationale à vocation européenne. Ainsi les fonctionnaires européens ont le même type de statut que les fonctionnaires internationaux, à l’exception du fait qu’ils évoluent dans un cadre européen. De ce fait, le fonctionnaire européen est un fonctionnaire qui travaille de manière permanente, à temps plein et depuis au moins un an au sein de l’organisation européenne.

D’un point de vue fiscal, les fonctionnaires européens conservent leur domicile fiscal dans leur pays d’origine. C’est notamment le cas:

  • si ce pays fait partie de l’Union Européenne ;
  • si le choix de leur résidence sur le territoire d’un autre pays membre de l’UE est uniquement motivé par l’exercice de leurs fonctions au service de l’Union européenne (art. 14 du Protocole des privilèges et immunités des Communautés européennes).

Dans les autres cas de figure, le domicile fiscal du fonctionnaire international est celui du pays de résidence.

Quelle est l’imposition des retraites des fonctionnaires internationaux?

L’imposition des retraites des fonctionnaires internationaux soulève beaucoup de difficultés. Parmi, ces difficultés, il y notamment la question de fiscalité applicable à leurs retraites. En effet, dans la mesure ou ceux-ci ne sont plus fonctionnaires internationaux ; ils ne bénéficient plus de l’immunité fiscale qui découle de leur appartenance à l’organisation internationale. Cependant, le régime d’imposition de leur pension dépendra d’une part de l’organisation internationale ou européen ou ils étaient fonctionnaires ; et d’autre part du lieu de leur résidence fiscale au moment de leur retraite. Ces questions soulèvent en pratique beaucoup de contentieux.

Quelle est la résidence fiscale d’un fonctionnaire international?

La résidence fiscale du fonctionnaire international dépendra de plusieurs critères. Ainsi, cela dépendra tout d’abord de l’organisation internationale, pour laquelle il travaille. Ensuite, il faudra vérifier ce que prévoit les accords de siège signés par cette organisation internationale. Cela dépendra également de la nationalité du fonctionnaire international. Enfin, il faudra également prendre en compte le lieu de son domicile fiscal. Ainsi, la détermination de la résidence fiscale du fonctionnaire international n’est pas forcément quelque chose de simple.

Quelle déclaration d’impôts doit faire les fonctionnaires internationaux?

Lorsque le fonctionnaire international réside en dehors de son État d’origine, il doit effectuer une déclaration d’impôt, auprès du service des non-résidents de l’administration fiscale de son État d’origine. Ainsi, en France par exemple lorsque le fonctionnaire international réside hors de France et exercez son activité hors de France, il doit déposer sa déclaration fiscale au Service des Impôts des Particuliers non résidents. A ce titre:

1) s’il est résident de France lors de sa première affectation dans une institution européenne : il reste fiscalement domicilié en France . S’il a d’autres revenus de source française, il est imposé sur ces revenus selon le régime des résidents.

2) s’il résidait hors de France lors de sa première affectation dans une institution européenne : il est fiscalement domicilié hors de France. S’il a d’autres revenus de source française, il est imposé selon le régime des non résidents.


Notre cabinet d’avocat fiscaliste international conseille les fonctionnaires internationaux dans le cadre de leur imposition. En tant que spécialiste de la fiscalité internationale, NICOLAS Avocat vous conseille sur la fiscalité applicable aux fonctionnaires internationaux.


octroi de mer

L’octroi de mer

L’Octroi de mer est une imposition spécifique qui s’applique dans les collectivités d’Outre-mer. En effet, il s’agit d’une taxe douanière qui se situe à mi-chemin entre l’imposition et le droit de douane. Elle émane du « droit de poids » créé en 1670. L’Octroi de mer a un champ d’application bien spécifique auquel s’applique des exonerations.

L’Octroi de mer touche les produits importés et les produits de certaines Collectivités d’Outre mer. A ce titre, ces collectivités déterminent leur assiette. En outre, la perception de l’octroi de mer se fait par la douane. Sa perception, par la douane soulève très régulièrement des litiges notamment au regard de l’assiette et du taux applicable. En effet, la détermination de l’assiette permettra de connaître la base d’imposition de l’entreprise. Dès lors les critères pour la détermination de l’assiette constitue un enjeu financier très important pour les entreprises. Très souvent, les entreprises cherchent à savoir comment ne pas payer l’Octroi de mer. Ainsi, cela soulève d’une part la question du champ d’application de la taxe, et d’autre part celle de son exoneration.

Qu’est-ce que l’octroi de mer?

L’octroi de mer est une taxe douanière que perçoit les collectivités d’Outre mer. Ainsi, il s’agit d’une taxe, dont la perception repose sur les importations de marchandises au sein de ces Collectivités d’Outre Mer. A ce titre, les collectivités d’Outre Mer sont considérés comme des territoires d’exportation, au regard du droit de l’Union européenne (UE). Ainsi, elle s’applique sur les livraisons de biens réalisées à titre onéreux par des entreprises qui réalisent une activité de production. Cependant, elle ne s’applique pas sur les services. En ce qui concerne les activités de production ; il convient de noter que tous les biens du tarif douanier commun sont considérés comme des biens meubles coporels. C’est le cas par exemple du gaz, de l’électricité ou des animaux.

Par ailleurs, on considère comme une activité de production, les opérations de:

  • fabrication;
  • transformation;
  • rénovation;
  • les opérations agricoles et extractives.

La douane est compétente pour percevoir l’Octroi de mer. Un certain nombre d’exonération peuvent s’appliquer.

Par ailleurs, il convient de noter que le régime fiscal de l’octroi de mer comprend deux taxes :

  • l’octroi de mer dont le produit est affecté aux budgets des communes et, pour partie, aux budgets de la collectivité territoriale en Guyane et du département à Mayotte selon des modalités particulières ;
  • l’octroi de mer régional dont le produit est affecté aux budgets du conseil régional de Guadeloupe, de l’assemblée de Guyane, de l’assemblée de Martinique, du conseil départemental de Mayotte et du conseil régional de La Réunion. Ses règles sont identiques à celles de l’octroi de mer. Elle a également la même assiette.

Quels sont les pays qui l’appliquent?

L’Octroi de mer s’applique dans les pays d’Outre mer. Ainsi, il s’applique donc en Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et La Réunion.

Comment calculer l’octroi de mer?

Le calcul de l’Octroi de mer varie en fonction des différentes collectivités d’Outre mer. Cela résulte notamment du fait que les taux d’octroi de mer ne sont pas les mêmes dans toutes les collectivités. En effet, chaque Collectivité d’Outre Mer vote ses taux d’Octroi de Mer et d’Octroi de Mer Régional. Elles déterminent également les exonérations à l’importation et à la production locale.

Qui paie l’octroi de mer?

Il s’agit des entreprises locales qui produisent et vendent des biens meubles corporels dans les Collectivités d’Outre Mer et réalisant parallèlement un certain chiffre d’affaires. Ainsi, l’assujettisement concerne des entreprises qui certains types de production. La production concerne notamment, la fabrication, la transformation ou la rénovation de bien meuble corporel. Ainsi, il s’agit de toutes les modifciations avec ou sans changement de sa position tarifaire douanière. A ce titre, les livraisons à titre onéreux de biens meubles que réalisent les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel relatif à leur activité de production est supérieur à 300 000 € sont soumises à l’octroi de mer dit « interne ».

Par ailleurs, le seuil d’assujettissement s’apprécie au regard de l’année civile. Il peut cependant être ajusté au prorata du temps d’exploitation effextif pour une entreprise qui a commencé son activité au cours de l’année de référence. Dans tous les cas, le seuil correspond au chiffre d’affaires de production vendue et réalisé dans les 5 Collectivités d’Outre mer, aussi bien dans l’établissement principal que les établissements secondaires. Cependant, il convient de noter qu’en cas d’atteinte ou de dépassement du seuil, durant l’année de la création ou au cours de l’année postérieure ; ces entreprises deviennent assujetties au 1er janvier de l’année civile suivante.

La production, la manutention, la production, le conditionnement des biens immeubles ou la prestation de services n’y sont pas soumis.

Quels sont les différents taux?

Les collectivités d’Outre mer sont libres quant à la détermination des taux d’Octroi de mer qui s’appliquent dans leur Collectivité. La Collectivité d’Outre mer fixe ses taux par délibération. Elles suivent la même procédure de délibération pour la détermination des taux relatifs à l’Octroi de mer régional. Cependant, elles doivent respecter des taux plafonds. C’est notamment le cas pour:

  • pour les produits alcooliques et les tabacs manufacturés, le taux maximal est de 90 % ;
  • pour les autres produits, le taux maximal est de 60 %.

Néanmoins, il convient de noter qu’à Mayotte, ces taux peuvent subir une majoration de moitié. De ce fait ils atteignent un plafonnement de 135 % et 90 %.

Octroi de mer et TVA

La base d’imposition de l’Octroi de Mer est constituée par le prix hors taxe sur la valeur ajoutée et hors accises. Il convient de noter que la TVA s’applique dans les même conditions que le territoire Mérpolitain en Guadeloupe, Martinique et la Réunion. Cependant, dans ces collectivités d’Outre Mer, on applique une TVA à taux réduit, et le complément est en Octroi de Mer. Par ailleurs, la TVA n’est provisoirement pas applicable dans les départements de la Guyane et de Mayotte.

Quand et comment payer l’octroi de mer?

Dans le cas de l’Octroi de mer externe, elle est due à l’importation, lors de la mise à la consommation des biens. L’importation survient lors de l’entrée du bien sur le territoire de la Collectivité. L’entrée du bien sur le territoire de la Collectivité constitue une importation, dès lors qu’elle provient d’un autre pays.

Le paiement de la taxe se fait en ligne par télépaiement. Il se fait notamment par le service en ligne de la douane « DOMINO-NG ». En outre, il convient de noter qu’une entreprise peut demander le remboursement de la taxe si elle n’a pas sollicité son exoneration ; lorsqu’elle pensait à tort être redevable de son paiement. A ce titre, elle doit transmettre une demande de remboursement à l’administration des douanes. Il est à noter que les demandes de remboursement font l’objet d’un examen systématique par la douane.

Comment comptabiliser l’octroi de mer?

Elle doit être comptabiliser dans un compte relatif aux impôts. En outre, l’entreprise doit remplir une déclaration trimestriellement, et reverser la taxe à la recette régionale des douanes. Elle doit tenir une comptabilité qui distingue les opérations soumises à la taxe d’Octroi de mer et les autres. Ainsi, la liquidation de l’octroi de mer interne se fait sur les déclarations trimestrielles souscrites par les assujettis. Ces déclarations se font notamment auprès du bureau de douane territorialement compétent.

A ce titre, les assujettis doivent émettre une facture pour les biens qu’ils livrent à un autre assujetti. Cette facture comporte pour chaque marchandise, sa référence dans la nomenclature combinée, ainsi que les montants, le taux de l’Octroi de mer, et de l’Octroi de mer régional. En outre, ils doivent tenir une comptabilité qui fait apparaître de manière distincte les opérations taxées, et celles qui ne le sont pas. Les opérations qui ne sont pas taxées, sont celles qui sont exonérées ou hors champ.

Enfin, les entreprises doivent conserver les factures et les pièces justificatives, pendant un délai de trois ans. Elle doit être en mesure de communiquer ces pièces à la douane, si elle en fait la demande.

Comment obtenir le remboursement?

Pour pouvoir obtenir le remboursement de l’Octroi de Mer, l’entreprise doit remplir un certain nombre de conditions. Ensuite, la demande de remboursement doit se faire auprès de l’administration des douanes.

Quels sont les cas d’exonerations?

Les cas d’exonérations de l’Octroi de Mer diffèrent selon les Collectivités d’Outre Mer. Cela va notamment dépendre des choix politiques de chaque Collectivité d’Outre Mer. Lorsqu’une entreprise remplit les conditions d’une exonération, elle doit transmettre une attestation à l’administration des douanes, pour pouvoir en bénéficier. Parmi les cas d’exonérations, on distingue deux types d’exonérations. Ainsi, il y a d’une part les exonérations obligatoires et d’autre part les exonérations facultatives.

Les exonérations obligatoires

Les articles 4, 5 et 8 de la loi 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer modifiée par la loi 2015-762 du 29 juin 2015 déterminent les cas d’exonérations obligatoires:

  • les exportations prévues par l’article 4-1° et 3° de la loi;
  • les importations de productions locales dans le cadre du marché antillo-guyanais prévus par l’article 4-2° de la loi. Cependant, certains biens listés au I de l’article 5 ne bénéficient pas des exonérations.
  • les importations de biens qui bénéficient des franchises applicables aux autres droits et taxes qui sont envigueur selon l’article 8 de la loi.

Les exonérations facultatives

Les articles 6, 7 et 7-1 de la loi 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer modifiée par la loi 2015-762 du 29 juin 2015 déterminent les cas d’exonérations facultatives. Ces exonérations facultatives peuvent être mises en place, par les Conseils régionaux, ou le Conseil général dans le cas de Mayotte. Ainsi, pour les exonérations facultatives, cela peut être:

  • les importations de certains types de biens que prévoit l’article 6 de la loi;
  • les livraisons de biens qui sont réalisés par des personnes assujetties par la fixation d’un taux zéro ou d’un taux réduit, tel que le prévoit l’article 7 de la loi;
  • les importations qui sont mises à la consommation et les livraisons de biens qui sont destinés à l’avitaillement des navires et aéronefs et de carburants qui sont destinés à un usage professionnel, selon l’article 7-1 de la loi.

Il convient de noter que lorsque les livraisons sont totalement exonérées, les factures portent la mention « livraison exonérée d’octroi de mer ». Il en est de même, lorsqu’une délibération de la Collectivité d’Ourre mer fixe le taux de l’Octroi de mer à 0 %.

Enfin, pour pouvoir bénéficier de l’exoneration, l’entreprise doit transmette une attestation d’exoneration à la douane.


Notre cabinet d’avocat spécialiste des questions de droit douanier et de TVA vous assiste sur les différentes questions qui touche à l’Octroi de Mer. Cela peut notamment être dans le cadre du calcul de la taxe dont vous êtes redevable ou de la détermination du tarif applicable. Ainsi, NICOLAS Avocat vous conseille sur les différentes questions fiscales et douanières dans le cadre de vos échanges commerciaux au sein et vers les Collectivités d’Outre Mer. A ce titre, notre cabinet d’avocat vous accompagne dans vos demandes de remboursement ou d’exonération.

lieu imposition tva

Le lieu d’imposition de la TVA

La détermination du lieu d’imposition de la TVA constitue un enjeu stratégique pour les opérateurs économiques. En effet, le lieu d’imposition de la taxe sur la valeur ajoutée déterminera notamment le taux de TVA qui s’applique. A ce titre, il constitue un enjeu d’optimisation fiscale de la TVA pour les entreprises.

Le lieu d’imposition de la TVA constitue un enjeu très important pour les opérateurs économiques. A ce titre, il peut y avoir notamment des difficultés à la déterminer. La Directive TVA prévoit un certain nombre de règles qui permet de déterminer le lieu d’imposition de la TVA. Cependant, dans certains cas la simple lecture de la Directive TVA ne suffit pas pour pouvoir le déterminer. Ainsi, il s’agira notamment de se tourner vers la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). En effet, par sa jurisprudence, la CJUE apporte la réponse à certaines situations complexes.

Qu’est-ce que le lieu d’imposition de la TVA?

Il correspond au lieu ou la Taxe sur la valeur ajoutée sera payé par le redevable de la TVA. Ainsi, la Directive TVA pose des critères pour déterminer le lieu d’imposition de la TVA intracommunautaire. Cependant des distinctions s’opèrent pour la détermination du lieu d’imposition de la TVA intracommunautaire. Ainsi, la Directive TVA distingue notamment en fonction du types d’opérations économiques.

Comment déterminer le lieu d’imposition de la TVA?

Le lieu d’imposition de la taxe sur la valeur ajoutée se détermine en fonction de plusieurs critères. Cela pose notamment la question de la territorialité de la taxe sur la valeur ajoutée. Ces distinction se font également au regard des règles du commerce intracommunautaire et des règles du commerce international.

Quelle est le lieu d’imposition de la TVA?

Le lieu d’imposition de la taxe sur la valeur ajoutée varie en fonction du types d’opération économiques. Ainsi, les règles de détermination du lieu d’imposition changera en fonction du types d’opérations. Cela dépendra de savoir notamment s’il s’agit d’une:

Les livraisons de biens

Le lieu d’imposition se détermine en fonction du lieu de livraison des biens. Ainsi, il va dépendre de la nature des biens qui sont livrés. Il va également dépendre de la manière dont la livraison de biens s’effectue.

Les prestations de services

Dans le cadre d’une prestation de service, le lieu d’imposition de la Taxe sur la valeur ajoutée se détermine en fonction du lieu ou la prestation de service s’effectue. Cependant, il dépens d’une part de la nature du service fourni ; et d’autre part du statut du preneur qui reçoit la prestation de service. En outre, il convient également de distinguer d’une part entre l’assujetti agissant en tant que tel, et d’autre part la personne non assujettie.

Les acquisitions intracommunautaires

Dans le cadre d’une acquisition intracommunautaire, le lieu d’imposition de la Taxe sur la valeur ajoutée se détermine au regard du lieu où l’acquisition intracommunautaire de biens a lieu. Il s’agit notamment du lieu final ou se situe les biens après avoir été transportés d’un État membre à un autre.

Les importations de biens

Dans le cadre des importations de biens, le lieu d’imposition de la taxe sur la valeur ajoutée sera l’État membre de l’UE ou arrive les biens. Ainsi, il conviendra tout d’abord de déterminer le pays tiers ou le territoire tiers qui constitue le point de départ de l’importation des biens. Ensuite, le lieu d’importation des biens sera le pays de l’Union européenne qui constitue leur point d’entré sur le territoire de l’UE. Par ailleurs, si les biens relèvent d’un régime douanier suspensif au moment de leur entrée sur le territoire de l’UE ; l’importation et donc l’imposition de la taxe sur la valeur ajoutée aura lieu dans l’État membre ou les biens sortent de ce régime douanier suspensif.


Notre cabinet d’avocat fiscaliste en TVA vous conseille sur la détermination du lieu d’imposition de la Taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi NICOLAS Avocat vous apporte son expertise en matière de taxe sur la valeur ajoutée pour déterminer le meilleur lieu d’imposition de la TVA.

taxation des revenus d'origine indéterminée

Taxation des revenus d’origine indéterminée

La taxation des revenus d’origine indéterminée constitue une procédure qui peut entraîner des conséquences très graves pour le contribuable. En effet, le contribuable se retrouve confronter à un renversement de la charge de la preuve au bénéfice de l’administration fiscale.

Les contribuables ont l’obligation de déclarer à l’administration fiscale tous les revenus qu’ils perçoivent. Cette déclaration s’effectue le plus souvent lors de la déclaration fiscale du contribuable. Cependant, en fonction des cas, cela peut intervenir à d’autres moments. C’est notamment le cas, lorsque le contribuable ne se conforme pas à ses obligations déclaratives. Ainsi, on sera alors en présence de revenus d’origine indéterminée. Cela aboutira à une taxation des revenus d’origine indéterminée par l’administration fiscale.

Qu’est-ce que des revenus d’origine indéterminée?

Les revenus d’origine indéterminée sont des revenus dont le contribuable ne justifie pas l’origine à l’administration fiscale. Dès lors ces revenus subiront une imposition spécifique.

Quels sont les revenus concernés?

On distingue plusieurs types de revenus concernés pour les revenus d’origine indéterminée. Ainsi, il a:

– les revenus taxés forfaitairement, en cas de disproportion marquée entre le train de vie d’un contribuable et ses revenus, d’après certains éléments de train de vie (régime de taxation défini à l’article 168 du CGI) ;

– les sommes, titres ou valeurs transférés à l’étranger ou en provenance de l’étranger, par l’intermédiaire de comptes non déclarés (transferts de capitaux par l’intermédiaire de comptes non déclarés dans les conditions mentionnées au deuxième alinéa de l’article 1649 A du CGI) ;

– les sommes, titres ou valeurs transférés à l’étranger ou en provenance de l’étranger, sans l’intermédiaire d’un établissement de crédit, ou d’un organisme ou service mentionné à l’article L. 518-1 du code monétaire et financier, et en l’absence de déclarations en douane dans les conditions mentionnées aux articles R. 152-6 à R. 152-9 du code monétaire et financier et 344 I bis de l’annexe III au CGI (transferts physiques de capitaux pour des montants supérieurs ou égaux à 10.000 euros visés à l’article L. 152-1 du code monétaire et financier et à l’article 1649 quater A du CGI). Dans cette dernière hypothèse, les prélèvements ne seront bien évidemment exigibles qu’à la condition que l’auteur de l’infraction soit domicilié en France.

Qu’est-ce que la taxation des revenus d’origine indéterminée?

Les revenus d’origine indéterminée (ROI) entre dans le champ de la taxation d’office.

Comment se défendre?

Pour pouvoir se défendre dans le cas d’une taxation des revenus d’origine indéterminée ; il est nécessaire d’avoir recours à un cabinet d’avocat fiscaliste. Cela résulte notamment du conflit de qualification fiscale qui va s’opérer entre l’administration fiscale et le contribuable. En outre, il faudra pouvoir faire la démonstration que les revenus ne sont pas d’origine indéterminée. Ainsi, l’avocat fiscaliste apportera à l’administration fiscale, la juste qualification des revenus en litige.


Le cabinet NICOLAS Avocat vous assiste dans votre litige face à l’administration fiscale et devant les tribunaux. Ainsi, notre cabinet d’avocat fiscaliste vous assiste en cas de litige relatif à des revenus d’origine indéterminée. Nous vous conseillons dans la contestation de la qualification retenue par l’administration fiscale de revenus d’origine indéterminée (ROI).