actualité fiscale et douanière

Blog du cabinet NICOLAS Avocat: Actualité fiscale et douanière

Le blog du cabinet NICOLAS Avocat décrypte l’actualité fiscale et douanière pour les particuliers et les entreprises. Vous y trouverez notamment des analyses claires sur la fiscalité des particuliers, des entreprises, la TVA, les contentieux fiscaux, le droit douanier ainsi que les évolutions juridiques nationales, européennes et internationales. Grâce à l’expertise du cabinet, chaque article vous aide à mieux comprendre vos droits, vos obligations et à anticiper les impacts juridiques sur votre activité. De ce fait, ce blog est un outil de veille et d’aide à la décision, que vous soyez contribuable, dirigeant, ou professionnel du droit. Ainsi, restez informé des dernières évolutions législatives, réglementaires et jurisprudentielles avec une analyse accessible, rigoureuse et actualisée.

Bienvenue sur le blog du cabinet NICOLAS Avocat, dédié à l’actualité juridique et fiscale, en France, en Europe et à l’international. Retrouvez ici notamment des analyses, décryptages et conseils pratiques pour mieux comprendre vos droits, vos obligations et les enjeux juridiques liés à votre activité.

Suivez l’actualité fiscale et douanière avec un avocat spécialiste

Grâce à notre expertise reconnue en fiscalité, en droit douanier et en contentieux fiscaux, ce blog vous permet de :

  • Décoder les évolutions du droit fiscal français, européen et international,
  • Comprendre les mécanismes de la TVA intracommunautaire et des règles douanières applicables,
  • Identifier les risques liés aux contrôles fiscaux et litiges douaniers,
  • Anticiper les impacts des nouveaux textes législatifs et des décisions de justice.

À qui s’adresse ce blog en droit fiscal et douanier ?

Ce blog s’adresse à toutes personnes qui s’intéressent aux questions fiscales et douanières. Ainsi, il s’adresse à :

  • Des entreprises (PME, start-ups, groupes internationaux),
  • Des particuliers (résidents, expatriés, non-résidents),
  • Des professionnels du droit ou de la conformité fiscale,
  • Toute personne concernée par l’impôt, la TVA ou le commerce international.

Domaines d’expertise abordés par notre cabinet d’avocat

Nos articles couvrent notamment les sujets suivants :

  • Fiscalité des particuliers et fiscalité des entreprises,
  • Fiscalité sectorielle : immobilière, financière, écologique, cryptoactifs, etc.,
  • TVA et fiscalité transfrontalière,
  • Droit douanier, biens à double usage, procédures douanières,
  • Contentieux fiscaux et douaniers, recours et stratégies de défense face à l’administration fiscale ou l’administration des douanes,
  • Réglementation européenne et internationale.

Pourquoi suivre ce blog sur l’actualité fiscale et douanière?

Une bonne compréhension du droit fiscal et douanier vous permet notamment de :

  • Prendre des décisions éclairées,
  • Prévenir les risques juridiques et fiscaux,
  • Défendre efficacement vos intérêts face à l’administration.

Le cabinet NICOLAS Avocat vous apporte ainsi, une analyse pointue et accessible de l’actualité fiscale et douanière, fondée sur une solide expérience.

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Le cabinet NICOLAS Avocat vous décrypte l’actualité juridique et fiscale dans ses différents domaines d’expertise.

parquet national financier
Le Parquet national financier est une juridiction spécialisée à compétence nationale. Ainsi, il a compétence sur tout le territoire français.
DNRED
La DNRED est un service à compétence nationale de la douane. En outre, depuis 2008, la DNRED est l’un des
infractions fiscales
La fin du "verrou de Bercy" apporte un changement majeur dans la poursuite des infractions fiscales. Ce changement contribue notamment
prescription avis à tiers detenteur
Par une decision du 7 septembre 2009, le Conseil d'Etat apporte précisions utiles sur la prescription de l'avis à tiers
exoneration plus-value immobilière residence
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meilleur avocat
Il est difficile de déterminer qui est le meilleur avocat, dans un pays, ou encore dans un domaine d'activité du
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La saisie administrative à tiers détenteur (SATD) est une voie d'exécution forcée qui est réservé à l'administration. Ainsi, elle s'exerce
fraude
La fraude est un délit réprimé par la loi. Elle se manifeste par des actes délictueux qui peuvent prendre plusieurs
etablissement stable et revenus distribués
Le Conseil d'Etat par sa décision appporte un éclaraige supplémentaire sur la question des revenus distribués à un etablissement stable.
plus-value immobilière
La plus value immobilière représente un enjeu majeur aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. En outre, il
retenue douanière
La retenue douanière est une procédure de détention effectuée par la douane. Ainsi, elle constitue une mesure de privation de
erreur administration fiscale
La question de l'opposabilité à l'administration fiscale de son erreur lors d'un contrôle fiscal est une question de grande importance
parquet national financier

Parquet national financier (PNF) : rôle, compétence et défense par un avocat spécialisé

Le Parquet national financier (PNF), créé en 2014, est une juridiction spécialisée à compétence nationale chargée de lutter contre la grande délinquance économique et financière. Ainsi, il traite les affaires les plus complexes. C’est notamment le cas pour les affaires de fraude fiscale, corruption, blanchiment, escroquerie à la TVA, délits boursiers. Dirigé par le procureur national financier, le PNF mène enquêtes, perquisitions et poursuites. Il peut aussi parfois conclure une CJIP. De ce fait, toute personne ou administration peut le saisir par plainte ou dénonciation. Face à une enquête du PNF, l’assistance d’un avocat spécialiste des domaines d’interventions du PNF est essentielle pour préparer la défense et protéger efficacement ses droits.

Introduction

Vous êtes confronté à une enquête du Parquet national financier (PNF) ? Ainsi, vous craignez une perquisition du PNF ou une convocation pour fraude fiscale ou corruption ?
Le Parquet national financier, créé en 2014, est une juridiction spécialisée qui traite les affaires économiques et financières les plus complexes. Mais face à lui, chaque erreur peut coûter cher.

De ce fait, il convient de bien comprendre :

  • Le rôle et la compétence du PNF
  • Les infractions traitées (fraude fiscale, corruption, manipulation de marché…)
  • Les procédures et recours possibles
  • Comment un avocat spécialiste peut défendre votre dossier devant le parquet.

Qu’est-ce que le Parquet national financier (PNF) ?

Il s’agit d’un parquet à compétence nationale, instauré par la loi du 6 décembre 2013 (entrée en vigueur le 1er février 2014). Sa mission consiste notamment à lutter contre la grande délinquance économique et financière en France.
Il est compétent pour diriger des enquêtes complexes. Ces affaires sont aussi souvent sensibles politiquement ou médiatiquement.


Rôle et compétence du Parquet national financier

Le rôle du PNF

Le rôle du PNF est clair. De ce fait, il doit enquêter et poursuivre les infractions économiques et financières les plus graves.
Exemples :

  • Corruption, trafic d’influence, favoritisme.
  • Escroquerie à la TVA, fraude fiscale aggravée, blanchiment.
  • Infractions boursières: délit d’initié, manipulation de cours, diffusion de fausses informations.

La compétence du parquet national financier

La compétence parquet national financier est double. Ainsi, il a une :

  1. Compétence nationale → il peut intervenir sur tout le territoire français.
  2. Compétence spécialisée → il traite uniquement des dossiers financiers complexes.

Le Code de procédure pénale encadre cette compétence. C’est notamment le cas au travers des articles L. 228 et suivants du LPF pour la fraude fiscale.


Composition du PNF

Sa composition reflète sa technicité. De ce fait, il comprend :

  • Un procureur national financier (actuellement Jean-François Bohnert, successeur d’Éliane Houlette).
  • Des magistrats spécialisés.
  • Des assistants spécialisés, des juristes, greffiers et techniciens.

Qui peut saisir le parquet national financier ?

La question « qui peut saisir le Parquet national financier ? » revient souvent.

Ainsi, le PNF peut être saisi par :

  • Une plainte déposée par un particulier ou une entreprise.
  • Une dénonciation (par ex. lanceur d’alerte).
  • L’administration fiscale, qui transmet certains dossiers en cas de fraude fiscale grave.

Vous vous demandez comment saisir le parquet national financier ? Un avocat spécialiste peut notamment vous assister dans le dépôt de plainte ou la défense face à une enquête.


Affaires traitées par le parquet national financier

Parmi les affaires qu’il traite, on distingue notamment :

  • Fraudes à la TVA internationale.
  • Corruption d’élus ou de grandes entreprises.
  • Banques poursuivies pour blanchiment ou manipulation de marché.
  • Affaires politico-financières sensibles.

Chaque année, il ouvre ainsi, des dizaines d’enquêtes, avec des perquisitions, mises en examen et CJIP (conventions judiciaires d’intérêt public).


Procédures et enquêtes du parquet national financier

Comment se déroule une enquête PNF ?

Une enquête peut inclure différents types de procédures. Ainsi, elle peut inclure :

  • Perquisition (au domicile ou en entreprise).
  • Saisies d’avoirs, blocage de comptes.
  • Auditions, gardes à vue, mises en examen.

Procédure et recours

En cas de poursuite, plusieurs options existent. Ainsi, il est possible de :

  • Déposer une plainte (dans un rôle de victime).
  • Faire un recours en cas d’irrégularité procédurale.
  • Recourir à une CJIP pour éviter un procès (principalement pour les entreprises).

Pourquoi être assisté par un avocat spécialiste PNF ?

Face au PNF,il convient de se faire conseiller et assister. Par conséquent, il ne faut jamais rester seul dans une telle procédure et face à la machine judiciaire.

Un avocat spécialiste sur les domaines de compétence du PNF vous aide notamment à :

  • Comprendre la procédure devant le parquet national financier.
  • Préparer votre défense en cas d’enquête du PNF.
  • Anticiper les risques de fraude fiscale.
  • Négocier une CJIP ou préparer un recours.

Notre cabinet a une expertise reconnue en droit pénal fiscal, douanier et financier. De ce fait, nous pouvons assurer votre assistance dès la première convocation.


Conclusion : être défendu face au PNF

Le Parquet national financier est redoutable. En effet, ses enquêtes sont longues, ses moyens importants, et ses décisions peuvent ruiner une réputation ou une entreprise.

Ne laissez pas le PNF décider seul de votre avenir.
De ce fait, contactez un avocat pour vous défendre efficacement, protéger vos droits et sécuriser vos intérêts.


DNRED

La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED)

La DNRED est un service à compétence nationale de la douane. En outre, depuis 2008, la DNRED est l’un des six services de renseignement de la Communauté française du renseignement. Ainsi, elle est, avec TRACFIN, l’un des deux services de renseignement du Ministère de l’Action et des Comptes publics.

La DNRED est la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières. Il s’agit d’une direction à compétence nationale de l’administration des douanes. Elle a par ailleurs succédé à la Direction nationale des enquêtes douanières (DNED). Elle est compétente sur divers aspects du droit douanier et du droit pénal douanier.

Qu’est-ce que la DNRED?

La Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières a été créée par l’arrêté du 1er mars 1988. Il s’agit d’un service spécifique de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Depuis 2011, le siège de la DNRED se situe à Ivry-sur-seine. En outre, elle dispose de 9 échelons régionaux et de 13 antennes territoriales, situés sur l’ensemble du territoire métropolitain et dans les DOM.

Quelle est l’organisation de la DNRED?

L’organisation de la DNRED a été fixé dans l’arrêté du 29 octobre 2007. Ainsi, la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières se compose de 3 directions, auxquelles il faut ajouter des services centraux. Elle comprend notamment la direction du renseignement douanier, la direction des enquêtes douanières, et la direction des opérations douanières.

Les services centraux de la DNRED

Les services centraux de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières incluent les services suivants :

  • le secrétariat général chargé de la coordination avec les autres services de renseignement et la protection du secret,
  • l’agence de poursuite des infractions douanières, qui représente la DNRED devant les tribunaux,
  • la recette régionale  pour la perception des droits et le recouvrement des amendes,
  • la gestion des ressources humaines,
  • la logistique et l’informatique,
  • la communication et les relations extérieures,
  • le service de police nationale détaché.

La direction du renseignement douanier (DRD)

La DRD détermine le plan de renseignement douanier au niveau national. A ce titre, elle élabore un plan national de renseignement, qui centralise et traite les informations recueillies sur la fraude. Pour cela, la DRD réalise des études et des analyses pour déterminer l’orientation de l’action de ces services.

La direction du renseignement douanier se compose de 3 divisions d’analyse. Ces divisions d’analyse de la DRD réalisent, dans leur domaine de compétence, des études et des analyses qui répondent à différentes problématiques douanières.

La direction des enquêtes douanières (DED)

La DED a une compétence d’exception en matière de lutte contre la grande fraude. A ce titre, ces missions complètent la compétence générale d’attribution des services d’enquête régionaux (SRE).

Ainsi, la direction des enquêtes douanières est compétentes pour toutes les enquêtes qui ressortent d’une initiative ou se fondent sur des consignes nationales et/ou communautaires ou d’assistance administrative mutuelle internationale, et dont l’objectif est la recherche de la grande fraude. Son travail consiste notamment à mettre au jour des fraudes ou des réseaux de fraude nationaux ou transnationaux ou de démanteler des organisations criminelles. Ainsi, il peut s’agir de réseaux de fraude qui touche à la sécurité nationale, les activités terroristes, le trafic d’armes, les fraudes financières.

En outre, il convient de noter que la direction des enquêtes douanières se compose de 4 divisions d’enquêtes à compétence nationale.

La direction des opérations douanières (DOD)

La mission de la direction des opérations douanières consiste à rechercher et à recueillir du renseignement opérationnel. Dans le cadre de ses missions, la DOD utilise des modes d’enquêtes complexes qui nécessitent notamment l’utilisation de:

  • moyens d’assistance technique spécialisés
  • interceptions de sécurité
  • opérations de livraisons surveillées et d’infiltration
  • liaisons avec les services étrangers pour les domaines de sa compétence ou au titre de la technicité de ses services
  • synergies avec les services douaniers et les services spécialisés des ministères de l’Intérieur et de la Défense.

Par ailleurs, la DOD a en charge la maîtrise et l’exécution d’opérations lourdes. Ces opérations nécessitent la mobilisation d’effectifs importants sur la durée ou requièrent une expertise particulière dans les modes d’interventions en flagrant délit. La direction des opérations douanières assure également la permanence opérationnelle, en liaison avec la permanence assistance administrative mutuelle internationale (AAMI) de la direction du renseignement douanier. Enfin, il convient de noter que la direction des opérations douanières dispose d’une division parisienne et d’un réseau de 9 échelons et de 12 antennes.

Quelles sont les missions de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières?

La DNRED a pour mission de mettre en œuvre la politique du renseignement et de la lutte contre la grande fraude douanière. Ainsi, elle lutte principalement contre les grands trafics et les organisations criminelles. Cette lutte vise notamment la contrebande d’armes, de stupéfiants, de tabac et de produits contrefaisants, portant atteinte au commerce légal et présentant des risques pour la santé publique. Pour cela, elle dispose d’une expertise pour l’analyse des flux de marchandises et de personnes. Elle peut également mettre en œuvre des techniques spécialisées d’investigation. Par ailleurs, la DNRED coordonne également les activités opérationnelles du réseau des attachés douaniers français dont la compétence couvre près de 60 pays.
Ainsi, ces missions se concentrent principalement sur trois axes:

  • mettre en œuvre des enquêtes anti-fraude d’envergure nationale et internationale diligentées à l’encontre des entreprises et des particuliers;
  • lutter contre les grands courants de contrebande;
  • gérer et animer la collecte du renseignement, son traitement et sa diffusion à l’ensemble des services douaniers ainsi qu’aux services partenaires.

Par ailleurs, la DNRED dispose de pouvoirs spécifiques prévus par le Code des douanes pour accomplir ses différentes missions.


Le cabinet NICOLAS Avocat vous apporte son expertise en matière douanière. Notre cabinet d’avocat vous assiste dans le cadre des différentes infractions douanières.

infractions fiscales

Les infractions fiscales

La fin du « verrou de Bercy » apporte un changement majeur dans la poursuite des infractions fiscales. Ce changement contribue notamment au développement de ce qu’il est convenu d’apppeler le droit penal fiscal. Dès lors, on peut considérer qu’il y à dès lors des délinquants fiscaux, tout comme les délinquants de droit commun.

Les infractions fiscales sont une des composantes principales du droit penal fiscal. A ce titre, les infractions fiscales constituent des délits fiscaux. En outre, il y une répression croissante de ces infractions fiscales. Cela se matérialise notamment par la création du parquet national financier (PNF). C’est également le cas, avec la suppression du « verrou de Bercy ». Enfin, cela se matérialise aussi avec la création du service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF).

Qu’est-ce que les infractions fiscales?

Les infractions fiscales sont des délits fiscaux. Ainsi, l’infraction fiscale résulte en une soustraction du contribuable vis-a-vis de ses obligations fiscales. Parmi les infractions fiscales, on distingue essentiellement les cas de fraude fiscale et d’escroquerie à la TVA.

Qu’est-ce que la Commission des infractions fiscales (CIF)?

La Commission des infractions fiscales (CIF) est une commission administrative indépendante. L’article L.228 du Livre des procedures fiscales (LPF), détermine notamment sa compositionet son champ de compétence. La CIF présidée par un Conseiller d’Etat. Elle comprend 28 membres. Parmi ses membres, il y a notamment huit membres du Conseil d’Etat, huit magistrats de la Cour des comptes et huit magistrats honoraires à la Cour de cassation. Il y a également d’une part deux personnalités qualifiées qui sont désignées par le président de l’Assemblée nationale et d’autre part deux personnalités qualifiées désignées par le président du Sénat.

Quelle est la prescription des infractions fiscales?

L’article L.230 du LPF détermine le régime juridique de la prescription applicable aux infractions fiscales. Ainsi, il prévoit que:

« Les plaintes peuvent être déposées jusqu’à la fin de la sixième année qui suit celle au cours de laquelle l’infraction a été commise.

Lorsque l’infraction a été commise dans les conditions prévues à l’article 1837 du code général des impôts, la plainte doit être déposée dans les six ans qui suivent l’affirmation jugée frauduleuse.

La prescription de l’action publique est suspendue pendant une durée maximum de six mois entre la date de saisine de la commission des infractions fiscales et la date à laquelle cette commission émet son avis.« 

Article L. 230 du Livre des procédures fiscales

Le point de départ du délai de prescription d’une infraction fiscale

La Cour de cassation a eu l’occasion se pencher sur la question épineuse du point de départ du délai de prescription en matière d’infraction fiscale. Ainsi, selon la Chambre criminelle de la Cour de cassation, le point de départ d’une infraction fiscale débute le 31 décembre de l’année au cours de laquelles les déclarations fiscales du contribuable ont été ou auraient dû être déposées.

La suspension de la prescription

La prescription d’une infraction fiscale peut subir une suspension. C’est notamment le cas, lorsqu’il y a une saisine de la Commission des infractions fiscales. Dès lors, il y a une suspension de la prescription pour une durée maximum de six mois. Ainsi, cette durée de six mois maximum équivaut à la durée entre la date de saisine de la CIF et la date qu’elle rend son avis. En outre, il convient de noter que selon la Cour de cassation, le délai de suspension se calcule en incluant le jour de saisine de la Commission et le jour de son avis.

L’interruption de la prescription

La prescription d’une infraction fiscale peut subir une interruption. La question de l’interruption de la prescription des infractions fiscales a connu des changements suite à une réforme plus goblale de la prescription en matière pénale. Ainsi, l’article 9-2 du CPP, créé par l’article 1 de la loi n° 2017-242 du 27 février 2017 portant réforme de la prescription en matière pénale, apporte quelques modifications relatives à l’intteruption de la prescription de l’action publique. Dès lors, elle s’interrompt notamment par tout:

  • acte, émanant du ministère public ou de la partie civile, tendant à la mise en mouvement de l’action publique ;
  • acte d’enquête émanant du ministère public, tout procès-verbal dressé par un officier de police judiciaire tendant effectivement à la recherche et à la poursuite des auteurs d’une infraction ;
  • jugement ou arrêt, même non définitif, s’il n’est pas entaché de nullité;
  • acte d’instruction tendant effectivement à la recherche et à la poursuite des auteurs d’une infraction.

Enfin, il convient de noter que la prescription est d’ordre public.

Qu’est-ce qu’une amende fiscale?

Une amende fiscale est une sanction financière à l’égard du contribuable qui commet une infraction fiscale. Ainsi, elle sanctionne plusieurs types d’infractions fiscales. En outre, il faut noter que l’amende fiscale peut revetir une nature administrative ou pénale. Ainsi, le montant de l’amende fiscale dépendra de la nature de l’infraction fiscale.


Le cabinet NICOLAS Avocat vous assiste dans le cadre des différentes infractions du droit pénal fiscal. Notre cabinet d’avocat vous apporte son expertise des règles fiscales et de la procédure pénale.

prescription avis à tiers detenteur

La prescription d’un avis à tiers detenteur

Par une decision du 7 septembre 2009, le Conseil d’Etat apporte précisions utiles sur la prescription de l’avis à tiers detenteur.

Lorsqu’un justiciable reçoit une saisie administrative à tiers detenteur (SATD), l’une des premières questions, qu’il se pose, c’est notamment celle de la prescription de l’avis à tiers detenteur. La saisie admininistrative à tiers detenteur est utilisé par des diverses organismes publiques. C’est souvent le cas de l’administration fiscale, de la douane, de l’URSSAF, ou encore de la CAF. L’une des principales voies de contestation des justiciables réside dans la prescription de la saisie administrative à tiers detenteur. Ainsi, la décision du Conseil d’Etat est salutaire sur la détermination du régime de prescription de l’avis à tiers detenteur.

Le cadre juridique de la prescription de l’avis à tiers detenteur

L’article L.274 du Livre des procédures fiscales détermine le régime juridique de la prescription de l’avis à tiers detenteur. Ainsi, le Conseil d’Etat précise que:

« Considérant qu’aux termes de l’article L. 274 du livre des procédures fiscales : Les comptables du Trésor qui n’ont fait aucune poursuite contre un contribuable retardataire pendant quatre années consécutives, à partir du jour de la mise en recouvrement du rôle perdent leur recours et sont déchus de tous droits et de toute action contre ce redevable. / Le délai de quatre ans mentionné au premier alinéa, par lequel se prescrit l’action en vue du recouvrement, est interrompu par tous actes comportant reconnaissance de la part des contribuables et par tous autres actes interruptifs de la prescription. ;« 

Conseil d’Etat, 8ème et 3ème Sous-section réunies, 7 Septembre 2009

Les cas d’interruption de la prescription de l’avis à tiers detenteur

Il existe plusieurs cas possibles d’interruption de la prescription de l’avis à tiers detenteur. Cependant, on distingue deux types d’actes interruptif de la prescription pour l’avis à tiers detenteur. Il y a d’une part celle qui émane du débiteur, et d’autre part celle émanant du créancier saisissant. Ainsi, il déclare que:

« Considérant, en premier lieu, que pour l’application de ces dispositions, la reconnaissance de dette interruptive de la prescription ne peut résulter que d’un acte ou d’une démarche par lequel le redevable se réfère clairement à une créance définie par sa nature, son montant et l’identité du créancier ; que, dès lors, le versement par un tiers de sommes en exécution d’un avis à tiers détenteur ne peut emporter reconnaissance par ce dernier d’une dette interruptive de prescription ; que, par suite, en jugeant que les versements effectués par la caisse interprofessionnelle de retraite pour salariés à laquelle Mme A était affiliée, en exécution d’un avis à tiers détenteur dont la caisse a accusé réception le 5 mai 1992, ne pouvaient, à eux seuls, être regardés comme des actes emportant reconnaissance par Mme A de ses dettes fiscales, le tribunal administratif de Grenoble n’a pas commis d’erreur de droit ;« 

Conseil d’Etat, 8ème et 3ème Sous-section réunies, 7 Septembre 2009

L’absence d’interruption de la prescription de l’action en recouvrement

Le Conseil d’Etat juge qu’il n’y a pas d’interuption de la prescription de l’action en recouvrement. Ainsi, il déclare que:

« Considérant, en second lieu, qu’en jugeant qu’il ne ressortait pas des pièces du dossier que la procédure de saisie immobilière d’un appartement dont Mme A était propriétaire avait été engagée devant le tribunal de grande instance de Marseille en 1993, le tribunal administratif n’a pas dénaturé les pièces du dossier ; que, dès lors, c’est sans erreur de droit qu’il a jugé que la prescription de l’action en recouvrement n’avait pas été interrompue à compter de l’année 1993 en conséquence de l’engagement de cette procédure ;« 

Conseil d’Etat, 8ème et 3ème Sous-section réunies, 7 Septembre 2009

Le cabinet NICOLAS Avocat vous assiste dans la contestation de votre saisie administrative à tiers detenteur. L’expertise de notre cabinet d’avocat en matière de contentieux permet d’assurer la garantie du respect de vos droits lors d’une SATD.

exoneration plus-value immobilière residence

Exoneration de la plus-value immobilière de la residence principale: nécessité de prouver le caractère de residence principale

Le sujet de la plus-value immobilière est l’un des plus important en matière de fiscalité immobilière. C’est la raison pour laquelle l’exoneration de la plus-value immobilière de la residence principale constitue une forme de niche fiscale pour les contribuables. Cependant par un arrêt du 25 août 2020, la Cour administrative d’appel de Lyon est venue rappeler certaines règles relatives à l’exoneration de la plus-value immobilière de la residence principale.

Par son arrêt du 25 août 2020, la Cour administrative d’appel de Lyon apporte un éclairage sur les conditions de l’exoneration de la plus-value immobilière de la résidence principale. La question de la plus value immobilière constitue notamment un enjeu budgétaire très important pour l’administration fiscale. Dans le même temps, son optimisation peut constituer une économie d’impôt très importante pour le contribuable.

Quelle plus value immobilière pour une résidence principale?

Quelle plus value immobilière pour une residence principale moins de 5 ans?

Comment effectuer le calcul de la taxe plus value immobilière residence principale?

Quelle est la plus-value pour une résidence secondaire?

La plus-value immobilière que réalise un propriétaire lors de la vente d’une résidence qui ne bénéficie pas d’une exonération est soumise à l’impôt sur le revenu au taux de 19 % et aux prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et assimilés 17,2 %. Cependant, il convient de noter que cette imposition subit la correction d’un abattement. En effet, l’administration fiscale applique un abattement pour durée de détention qui s’applique au-delà de la 5ᵉ année. A ce tire, il convient de souligner que les modalités de calcul de l’abattement pour durée de détention diffèrent selon que l’on détermine la plus-value imposable au titre de l’impôt sur le revenu (19 %) ou des prélèvements sociaux (17,2 %).

Enfin, il faut noter que l’exonération d’impôt sur le revenu intervient au terme d’un délai de détention de 22 ans, alors que l’exonération de prélèvements sociaux intervient au terme d’un délai de détention de 30 ans.

Creation de différents lots dans une maison et residence principale du propriétaire dans un des lots

L’une des questions épineuses, est celle du traitement fiscal de la création de différents lots. Cela, peut s’avérer encore plus compliquée, lorsque la résidence principale du propriétaire est l’un des lots, dont il est propriétaire. Cette difficulté réside dans le fait que plusieurs appréciations peuvent résulter d’une telle situation. Ainsi, le juge de l’impôt, dans sa décision du 25 août 2020 a jugé une telle situation et considère que:

« 1. M. D… a acquis, par acte du 10 novembre 2003, une maison à usage d’habitation dite Ferme de la Dranse située à Saint-Jean-d’Aulps (Haute-Savoie). Après rénovation, ce bien immobilier a fait l’objet, le 28 février 2011, d’un règlement de copropriété avec état descriptif de division et création de deux lots correspondant à deux appartements d’une superficie de 196,87 m² pour le lot n° 1 et de 58,65 m² pour le lot n° 2. Par acte du même jour, M. D… a cédé le lot n° 1 pour un prix de 635 000 euros. La plus-value qu’il a réalisée à cette occasion a été placée sous le régime d’exonération du 1° du II de l’article 150 U du code général des impôts.

A la suite d’un contrôle sur pièces, l’administration a remis en cause cette exonération au motif que le logement correspondant au lot n° 1 ne constituait pas sa résidence principale à la date de la cession. M. D… relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande de décharge des compléments d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquels il a été assujetti à raison de l’imposition de cette plus-value.« 

Cour administrative d’appel de Lyon, 2è Chambre, 25 août 2020

Les conditions de l’exoneration de la plus-value immobilière de la residence principale

« 2. Aux termes de l’article 150 U du code général des impôts dans sa rédaction applicable au litige :

 » I.- Sous réserve des dispositions propres aux bénéfices industriels et commerciaux, aux bénéfices agricoles et aux bénéfices non commerciaux, les plus-values réalisées par les personnes physiques ou les sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter, lors de la cession à titre onéreux de biens immobiliers bâtis ou non bâtis ou de droits relatifs à ces biens, sont passibles de l’impôt sur le revenu dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VH. / (…)

II.- Les dispositions du I ne s’appliquent pas aux immeubles, aux parties d’immeubles ou aux droits relatifs à ces biens : / 1° Qui constituent la résidence principale du cédant au jour de la cession (…) « .« 

Cour administrative d’appel de Lyon, 2è Chambre, 25 août 2020

Le pouvoir souverain du juge de l’impôt pour apprécier les conditions de l’exoneration de la plus-value immobilière de la residence principale

« 3. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l’impôt, au vu de l’instruction et compte tenu, le cas échéant, de l’abstention d’une des parties à produire les éléments qu’elle est seule en mesure d’apporter et qui ne sauraient être réclamés qu’à elle-même, d’apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l’assujettissement à l’impôt ou, le cas échéant, s’il remplit les conditions légales d’une exonération.« 

Cour administrative d’appel de Lyon, 2è Chambre, 25 août 2020

La nécessité d’occuper le logement dans le cadre de l’octroi du bénéfice de l’exoneration de la plus-value immobilière de la residence principale

« 4. M. D… soutient qu’il occupait le logement correspondant au lot n° 2 à titre de résidence principale pendant que le logement correspondant au lot n° 1 était donné en location meublée à la saison et que le logement correspondant au lot n° 1 est devenu sa résidence principale après l’expiration du bail saisonnier concernant le logement correspondant au lot n° 2, le 1er mai 2010.

Il résulte toutefois de l’instruction et n’est d’ailleurs pas contesté que le logement correspondant au lot n° 1 était proposé à la réservation sur le site internet de La Ferme de la Dranse au cours de la saison 2010-2011 pour une période allant jusqu’au 24 avril 2011. Il est établi dans un acte de mutation d’un fonds de commerce, daté du 13 août 2010, que l’adresse mentionnée comme étant celle de M. D… n’était pas celle de l’appartement correspondant au lot n° 1 mais une autre adresse qui était la sienne avant sa séparation avec son épouse. Enfin, les avis d’imposition à la taxe d’habitation établis au nom de M. D… au titre des années 2009, 2010 et 2011 indiquent que celui-ci occupait le logement correspondant au lot n° 2 de la copropriété au 1er janvier de chaque année.

A supposer que M. D… ait cessé d’occuper ce dernier logement le 1er mai 2010, ce qui n’est pas établi, il ne saurait être déduit de cette seule circonstance que le logement correspondant au lot n° 1 est devenu sa résidence principale à la même date. Le requérant n’a d’ailleurs produit aucun avis d’imposition justifiant qu’il a été soumis à la taxe d’habitation au titre de l’année 2011 à raison du logement correspondant au lot n° 1.

En se bornant à critiquer la valeur probante des éléments tirés du site internet et de l’acte authentique et à invoquer un acte de séparation avec son épouse mentionnant l’adresse de la Ferme de Dranse, établi le 21 décembre 2010, qui n’étant pas enregistré est dépourvu de date certaine et qui est au demeurant sans utilité pour identifier le logement occupé, sans produire aucun élément précis et circonstancié quant à l’effectivité de l’utilisation du logement correspondant au lot n° 1, alors qu’il est le seul à pouvoir produire les éléments de preuve en ce sens, M. D… ne combat pas utilement les constatations relevées ci-dessus dont il résulte que l’appartement correspondant au lot n° 1 ne constituait pas sa résidence principale à la date de la cession.

Il n’est dès lors pas fondé à soutenir que c’est à tort que l’administration a remis en cause l’exonération de la plus-value réalisée.« 

Cour administrative d’appel de Lyon, 2è Chambre, 25 août 2020

La mauvaise interprétation de la doctrine administrative par le contribuable

La loi prévoit que la doctrine administrative de l’administration fiscale puisse lui être opposable. Cependant, pour que le contribuable puisse s’en prévaloir, il faut que les conditions soient réunies. Ainsi, le juge de l’impôt a considéré que:

« 5. La réponse ministérielle à la question n° 23625 de M. E…, député, publiée au JO AN du 2 février 2013 relative à la situation d’un propriétaire muté à l’étranger cédant un immeuble donné en location et l’instruction référencée BOI-RFPI-PVI-10-40-10 § 30 et 40 ne comportent aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il vient d’être fait application susceptible d’être opposée à l’administration sur le fondement de l’article L. 80 A du livre des procédures fiscales.« 

Cour administrative d’appel de Lyon, 2è Chambre, 25 août 2020

Le rejet par le juge de l’impôt du bénéfice de l’exoneration de la plus-value immobilière de la residence principale pour le contribuable

Le juge de l’impôt rejette la demande du contribuable concernant la possibilité de bénéficier de l’exonération de la plus-value immobilière de la vente de la résidence principale. Ainsi, le juge déclare que:

« 6. Il résulte de ce qui précède que M. D… n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.« 

Cour administrative d’appel de Lyon, 2è Chambre, 25 août 2020

Notre cabinet d’avocat fiscaliste est spécialiste des questions de fiscalité immobilière. A ce titre NICOLAS Avocat vous conseille sur les différents aspects relatifs à votre plus-value immobilière.

meilleur avocat

Meilleur avocat

Il est difficile de déterminer qui est le meilleur avocat, dans un pays, ou encore dans un domaine d’activité du droit. Tout un chacun a ses critères pour déterminer qui est le meilleur. Cependant, sa capacité à obtenir des résultats probants dans son domaines consituera un atout majeur.

Déterminer qui est le meilleur avocat ou quels sont les meilleurs avocats est une tâche très difficile. Cependant, certains journaux ou magazines se sont spécialisés dans ce domaine. Ce qui néanmoins, faut pas se le cacher constitue un business. Dans beaucoup de cas d’ailleurs, ces classement s’apparentent plus à déterminer la notoriété des avocat, plus que de vraiment pouvoir déterminer quel est le meilleur avocat.

Quel est le meilleur avocat de France?

Il est difficile de déterminer qui est le meilleur avocat de France. En effet, les critères pour déterminer le meilleur avocat sont multiples et diverses. Il convient de noter également, qu’il ya des domaines d’activités qui sont plus médiatiques que d’autres. De ce fait, chaque personne peut être en mesure de déterminer le meilleur à ses yeux. En outre, elle eut être différente pour chaque personne. En effet, il n’y a pas de vérité absolue en la matière. Par ailleurs, il convient de distinguer, la médiatisation, la notoriété, et la compétence de l’avocat.

La médiatisation

L’avocat médiatique est celui qui est régulièrement dans les médias. Dans beaucoup de cas, il y a une corrélation entre la médiatisation de l’avocat et sa compétence. Cependant, cela n’est pas toujours le cas. De ce fait, la médiatisation n’apporte pas forcément d’élément objectif sur ses qualités. Cela d’autant plus, que les médias ne choisissent pas forcément leur intervenant avec la plus grande objectivité. En outre, le critère de la médiatisation connaît beaucoup de biais. En effet, le fait qu’une affaire soit médiatique ne donne pas forcément d’indication sur la difficulté de l’affaire.

La notoriété

La notoriété de l’avocat vient très souvent de ses pairs et du monde professionnelle du droit et de la justice. Cette notoriété survient le plus souvent, parce qu’il a déjà eu l’occasion de faire ses preuves et de démontrer l’entendu de son talent de praticien du droit. Cela vient également du bouche à oreille. De nos jours, la notoriété s’acquiert également au travers du numérique.

La compétence

La compétence d’un avocat s’évalue à plusieurs niveaux. Ainsi, il y a tout d’abord sa maîtrise du droit concernant son domaine d’activité. En outre la maîtrise de la compétence juridique permet d’être un véritable technicien du droit. Ce qui constitue un atout fort considérable, lorsqu’on la complexité croissante que subit le droit. En effet, que l’on soit spécialisé en matière de conseil ou de contentieux, pouvoir déjouer la technicité du droit est une nécessité, pour être un bon praticien du droit.

Quel est le meilleur avocat du monde?

On ne peut pas considérer qu’il puisse un meilleur avocat au monde. Cela notamment pour plusieurs raisons. En effet, les systèmes juridiques des Etats sont différents, même si dans certains cas, ils peuvent être similaires ou identiques.

Quels sont les meilleurs avocats?

Les meilleurs avocats sont ceux qui sont les plus compétents dans leur domaines d’activités. En outre, il convient de préciser que l’on ne peut pas être bon dans tous les domaines du droit. En effet, l’évolution du droit tend de plus en plus vers la spécialisation. Cela laisse notamment peu de place au généraliste.

Comment devenir le meilleur avocat?

Pour devenir et être considéré comme étant le meilleur avocat de son domaine d’activité juridique, cela nécessite de réunir plusieurs qualités et compétences. Ainsi, l’une des qualités principales, c’est la maîtrise des différentes règles de droit. En outre, il doit y avoir un art de la persuasion pour pouvoir convaincre, que ce soit à l’oral ou à l’écrit. Cela passera également par la diversité des dossiers qui auront été traité pour des clients. Ce qui demande notamment d’avoir pu acquérir une certaine expérience concernant certain domaine du droit. Ainsi, cela demande d’avoir une pratique du droit qui soit continue et régulière dans le temps.

Comment trouver le meilleur avocat?

Pour trouver le meilleur avocat? Diverses possibilités pour le trouver. Il est toujours possible de rechercher sur internet un avocat exerçant dans le domaine du droit souhaité. Ainsi, le site ou la page internet de l’avocat permet de donner un certain nombre d’indication sur ses compétences.

Quels sont les différents domaines du droit?

Les domaines du droit dans lesquels, peuvent intervenir un avocat son multiples. A ce titre, le CNB a établit une liste de spécialisation des avocats au regard des différents domaines du droit existant.

saisie administrative à tiers détenteur

Comment Annuler ou Contester une Saisie Administrative à Tiers Détenteur (SATD) : Protégez vos Droits et Ne Laissez Pas la Saisie Ruiner Vos Finances

Si vous êtes confronté à une saisie administrative à tiers détenteur (SATD), il est essentiel de comprendre vos droits pour contester ou annuler cette procédure. Un avocat spécialisé peut vérifier la légalité de la saisie, demander son annulation ou la rendre plus équitable en cas de disproportion. Vous pouvez également demander un étalement des paiements ou saisir le juge de l’exécution. Agir rapidement et avec l’aide d’un avocat permet de protéger vos biens et d’éviter des conséquences financières graves. Ne laissez pas une saisie affecter vos finances, consultez un expert juridique pour défendre vos droits.

Vous êtes confronté à une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) et vous ne savez pas comment réagir ? Ne laissez pas cette situation mettre en péril vos finances. Découvrez comment annuler une saisie ou la contester efficacement pour protéger vos biens et vos revenus. Et si vous souhaitez une assistance juridique, un avocat spécialiste en saisie administrative peut vous accompagner à chaque étape.

Qu’est-ce qu’une Saisie Administrative à Tiers Détenteur (SATD) ?

Une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) est une procédure mise en place par l’administration fiscale ou une autre autorité publique pour récupérer une dette impayée, en saisissant les fonds directement auprès de tiers, tels que des banques, des employeurs, ou d’autres créanciers. Cela peut concerner des salaires, des comptes bancaires, des loyers, ou même des biens immobiliers.

Si vous êtes concerné, il est crucial de comprendre vos droits et les moyens de réagir rapidement. Vous avez la possibilité d’annuler ou de contester la saisie, mais cela nécessite de suivre une procédure précise. Voici comment procéder, avec l’aide d’un avocat expert en saisie administrative, pour défendre vos intérêts.

Pourquoi Contester une SATD ?

La saisie administrative peut avoir des conséquences dramatiques sur vos finances. Elle peut impacter directement votre capacité à subvenir à vos besoins, affectant vos revenus et créant une pression insoutenable. Mais avant de paniquer, sachez qu’il existe des moyens juridiques de contester ou d’annuler cette saisie.

Une contestation réussie peut :

  • Mettre un terme à la saisie et libérer vos fonds
  • Annuler les effets de la procédure si elle est illégale
  • Modifier les conditions de la saisie si elle est disproportionnée
  • Réduire l’impact de la procédure sur vos finances

Il est essentiel de ne pas ignorer la SATD, mais d’agir rapidement et stratégiquement pour éviter des conséquences trop lourdes. Un avocat pour contester une saisie peut vous guider dans cette démarche.

Comment Annuler une Saisie Administrative à Tiers Détenteur ?

Annuler une SATD est possible, mais cela dépend de la procédure suivie et des motifs qui la justifient. Voici les étapes clés pour contester une saisie avec l’assistance d’un avocat spécialisé en saisie bancaire :

1. Vérifier la légalité de la saisie

Avant tout, vous devez vous assurer que la saisie est légale. En effet, l’administration doit suivre un processus strict, et des erreurs peuvent survenir. Par exemple :

  • Absence de notification préalable : L’administration doit vous informer de la procédure avant d’agir. Si vous n’avez pas été préalablement averti, cela constitue un motif de contestation.
  • Défaut de prescription de la dette : Si la dette est prescrite, la saisie est illégale. En général, une créance fiscale se prescrit après 5 ans.

Si vous constatez une irrégularité, vous pouvez demander l’annulation de la saisie. Vous devrez saisir le juge de l’exécution ou faire une demande de mainlevée devant le tribunal compétent. Un avocat en saisie administrative peut vous aider à vérifier ces critères et à engager les démarches nécessaires.

2. Contester la saisie pour insuffisance ou irrégularité

Si vous estimez que la saisie est disproportionnée (par exemple, si le montant saisi est supérieur à ce que vous pouvez réellement rembourser), vous pouvez demander au juge de revoir la saisie. Cette procédure est particulièrement utile si votre situation financière ne justifie pas une saisie aussi importante.

3. Demander un étalement de la dette ou un délai supplémentaire

Si vous êtes dans l’incapacité de régler la dette immédiatement, il est parfois possible de demander un échelonnement des paiements. Cela peut être un moyen efficace d’obtenir plus de temps pour honorer votre dette sans perdre vos biens. Agir avant que l’administration fiscale n’engage des actions plus sévères peut faire toute la différence. Un avocat spécialisé en droit fiscal pourra négocier ces délais et vous défendre au mieux.

Comment Contester une Saisie Administrative à Tiers Détenteur ?

La contestation d’une saisie peut sembler complexe, mais elle est possible si vous suivez les bonnes étapes avec l’accompagnement d’un avocat pour recours judiciaire saisie.

1. Formuler un recours administratif : Un Premier Pas Essentiel

La première étape est de faire un recours directement auprès de l’administration qui a ordonné la saisie. Il s’agit souvent d’un recours gracieux où vous exposez vos arguments et demandez la levée de la saisie. Ce recours doit être motivé par des éléments factuels solides, comme une erreur dans la procédure, une mauvaise évaluation de la dette, ou des circonstances personnelles particulières.

2. Saisir le juge de l’exécution : Un Droit Fondamental à Ne Pas Négliger

Si la réponse de l’administration n’est pas satisfaisante, vous pouvez saisir le juge de l’exécution. Ce recours est particulièrement important lorsque vous estimez que la saisie est abusive ou disproportionnée. Le juge pourra décider de suspendre, d’alléger ou d’annuler la saisie. Cette démarche peut être réalisée avec l’aide d’un avocat expert en saisie administrative pour vous représenter devant le tribunal.

3. Le Recours au Juge Administratif : Un Outil Puissant à Ne Pas Négliger

Dans certains cas, la saisie administrative découle d’un acte administratif illégal (par exemple, une erreur de calcul de la créance ou une procédure incorrecte). Dans ce cas, le juge administratif peut examiner la légalité de l’acte à l’origine de la saisie.

Cela vous permet de contester la procédure avant même qu’elle ne soit mise en œuvre. Si l’acte administratif est jugé illégal, il pourra être annulé, empêchant ainsi la saisie de vos biens.

4. Contester auprès du tiers détenteur : Un Dernier Rempart Avant l’Exécution

Si la saisie concerne des fonds détenus par un tiers (par exemple, une banque ou un employeur), vous pouvez également contester directement auprès de ce tiers. Le tiers détenteur a l’obligation de vérifier la régularité de la saisie avant d’agir. S’il y a une irrégularité, vous pouvez demander qu’il suspende la saisie. Dans ce cas, un avocat pour saisie sur compte bancaire peut également intervenir pour défendre vos droits auprès du tiers détenteur.

Pourquoi Faire Appel à un Avocat Spécialisé dans la Saisie Administrative à Tiers Détenteur ?

L’intervention d’un avocat spécialisé en saisie administrative peut être décisive. Un avocat saura :

  • Vérifier la conformité de la saisie et identifier toute irrégularité
  • Vous aider à formuler un recours juridique solide
  • Vous représenter devant le tribunal compétent, si nécessaire
  • Vous conseiller sur les meilleures stratégies pour limiter les conséquences financières

Prenez les Devants et Agissez Rapidement

Le temps joue un rôle crucial lorsqu’il s’agit de contester ou d’annuler une saisie administrative à tiers détenteur. Ne laissez pas une SATD affecter vos finances à long terme.

Contactez un avocat en saisie administrative dès maintenant pour évaluer votre situation, contester la saisie, et récupérer vos biens. Chaque jour compte, et vous avez des solutions à portée de main pour reprendre le contrôle de votre situation.

Conclusion : Ne Laissez Pas une Saisie Ruiner vos Finances

Les saisies administratives à tiers détenteur peuvent avoir des conséquences graves, mais il existe des recours pour les annuler ou les contester efficacement. Grâce à une démarche bien préparée, vous pouvez non seulement protéger vos biens et revenus, mais aussi remettre en cause une procédure injuste ou illégale.

Si vous êtes confronté à une saisie, n’attendez pas que la situation se détériore. Contactez un avocat spécialisé en saisie pour obtenir des conseils personnalisés et défendre vos droits.


fraude

La fraude

La fraude est un délit réprimé par la loi. Elle se manifeste par des actes délictueux qui peuvent prendre plusieurs formes.

Qu’est-ce que la fraude?

La fraude est un acte juridique protéiforme. Ainsi, elle peut prendre des formes formes diverses et variées. Cela peut notamment se matérialiser par une tromperie ou une soustraction à la loi. La fraude a pour finalité d’obtenir un avantage indu ou de soustraire à ces obligations légales. On peut distinguer différents types de fraude.

Quelles sont les différents types de fraude?

Par son caractère protéiforme, il existe plusieurs types de fraude. Ainsi, on distingue notamment, la fraude fiscale, la fraude sociale, la fraude au président, la fraude à l’assurance; la fraude monétique ou à la carte bancaire ou la fraude documentaire.

Fraude fiscale

La fraude fiscale constitue une infraction fiscale. Ainsi, il s’agit d’une infraction fiscale qui peut prendre plusieurs formes. Très souvent, elle concernera la TVA, notamment avec des cas d’escroquerie à la TVA. Ce sera notamment le cas, avec la fraude TVA de type carrousel. Par ailleurs la fraude fiscale peut faire l’objet de sanction de divers types de sanction. Ainsi les sanctions peuvent être de nature fiscale et de nature pénale.

Fraude sociale

La fraude sociale peut être de nature diverse. Ainsi, il peut s’agir de fraude à la sécurité sociale ou de fraude aux prestations sociales, ou à l’assurance-maladie.

Fraude au president

La fraude au président est une arnaque qui consiste à contacter une entreprise en se faisant passer pour son président. Ainsi, le fraudeur contacte l’entreprise soit par téléphone, ou soit par mail. Ensuite, après avoir gagné la confiance de son interlocuteur, il lui demandera d’effectuer un virement international. A ce titre, ce virement international aura un certain nombre de caractéristiques. Ainsi, il s’agira d’un virement qui est international, qui n’a pas été planifié par l’entreprise et qui sera urgent et confidentiel.

Fraude à l’assurance

La fraude à l’assurance peut prendre différentes formes. Ainsi, il peut s’agir de la simple erreur, qui peut résulter d’une ignorance ou d’une omission. Elle peut également prendre la forme d’un abus. Cet abus se matérialisera le plus souvent par un usage excessif d’un bien ou d’un droit. Enfin, elle peut prendre la forme d’un manquement à une règle ou une obligation légale. Ainsi, en pratique, elle peut se matérialiser de différentes manières. Il peut s’agir de fausses déclarations à la souscription. Cela peut également être des déclarations de faux sinistres.

Les sanctions pour le fraudeur à l’assurance sont principalement de deux types. Tout d’abord, au niveau civil, l’assurance peut d’un point de vue contractuel, lui opposer une déchéance de garantie, un refus de garantie, ou dans certains cas, la nullité du contrat d’assurance. Ensuite, au niveau pénal, la fraude à l’assurance constitue un délit. Ainsi, il s’agit d’un délit qui prévoit une peine de 5 ans de prison et d’une amende de 375 000 euros.

Fraude monétique ou à la carte bancaire

La fraude à la carte bancaire consiste en l’utilisation des coordonnées de la carte bancaire d’un personne à son insu pour effectuer des achats ou des prélèvements. En principe suite à une utilisation frauduleuse de sa carte bancaire, la banque doit rembourser le consommateur. Ainsi, ce remboursement doit correspondre au montant prélevé de manière frauduleuse, et le cas échéant les agios et les frais d’incidents.

Il convient de noter que la banque peut refuser le remboursement dans certains cas. Ainsi, la banque peut refuser le remboursement si elle démontre un agissement frauduleux ou une négligence grave de l’utilisateur de la carte bancaire. C’est le cas notamment, si l’utilisateur de la carte bancaire fait preuve de négligence grave dans la conservation de ses données bancaires. Cela peut également être le cas, lorsqu’il fait preuve de négligence dans l’obligation de signaler, sans tarder le vol, la perte ou une utilisation frauduleuse de ses instruments de paiements. Dans ces différents cas de figure, la charge de la preuve repose sur la banque.

La fraude documentaire

La fraude documentaire consiste en la falsification de documents. Elle peut notamment prendre plusieurs formes. Par ailleurs, traditionnellement, on en distingue 5 types. Ainsi, il y a:

  • La falsification;
  • la contrefaçon;
  • l’usurpation d’identité;
  • les documents fantaisistes;
  • les documents volés vierges.

Quelles sont les différentes déclinaisons de la fraude?

La fraude se décline de différentes manières. Ainsi, on distingue notamment, l’escroquerie, le faux et l’usage de faux, la falsification, la corruption ou le dol.

L’escroquerie

L’escroquerie est un délit que réprime la loi. A ce titre, l’article 313-1 du Code pénal définit le délit d’escroquerie. Ainsi, il déclare que:

« L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.

L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. »

Article 313-1 du Code pénal

Dans le cadre d’une escroquerie, l’escroc peut utiliser différents moyens pour tromper sa victime. A ce titre, il peut utiliser un faux nom, un faux document ou une fausse qualité. Il peut également s’agir de l’utilisation abusive qu’on attache à certaines professions ou certaines fonctions, tels que Maire, Président d’une association, ou délégué syndical.

Par ailleurs, il convient de noter que l’escroquerie est un délit qui peut prendre plusieurs formes. Ainsi, elle peut notamment prendre les formes suivantes:

  • Fausse vente en ligne;
  • Arnaque à la romance qui vise à obtenir une somme d’argent de la victime qui a développé des sentiments envers l’escroc;
  • Phishing;
  • Dégradation ou faux vol d’un bien pour obtenir une indemnisation de l’assurance.

Faux et usage de faux

Le faux est un délit est un délit que punit le Code pénal. Ainsi, l’article 441-1 du Code pénal prévoit que:

« Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d’expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d’établir la preuve d’un droit ou d’un fait ayant des conséquences juridiques.

Le faux et l’usage de faux sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.« 

Article 441-1 du Code pénal

En ce qui concerne l’usage de faux, il convient de noter, que la loi le punit de manière distincte que le faux. En outre, il convient de noter que le faux peut aussi être qualifié de crime. C’est notamment le cas, pour la fabrication de monnaie par exemple.

La falsification

La falsification de document est un délit qui consiste à produire de faux document. En outre, la falsification de document peut concerner autant des documents sur un support papier que sur un support numérique.

Ainsi, la falsification de documents a comme objectif d’obtenir un droit ou de prouver un fait. A ce titre, la falsification de document porte essentiellement sur les documents d’identité, les documents de santé, ou les documents financiers ou bancaires.

En ce qui concerne, la falsification de documents d’identité, elle porte essentiellement sur la carte nationale d’identité (CNI) ou le passeport.

Concernant la falsification de documents financiers ou bancaires, elle est relative aux documents tels que la fiche de paye, le RIB, ou l’avis d’imposition.

Enfin, il y a également la falsification de documents de santé. La falsification de documents de santé va notamment concerner, des arrêts maladie, des attestations d’assurance, des diagnostics médicaux.

La corruption

La corruption peut prendre plusieurs formes. Elle peut relever de la corruption publique, de la corruption privée ou alors de la corruption d’agent public étranger. En outre, la corruption peut être active ou passive. Par ailleurs, elle peut se manifester de différentes manières. Ainsi, on distingue notamment:

  • Concussion;
  • Trafic d’influence;
  • Abus de fonction;
  • Extorsion;
  • Cadeau illicite;
  • Enrichissement illicite;
  • Prise d’avantage injustifié;
  • Favoritisme;
  • Détournements;

Le dol

Le dol consiste à obtenir le consentement d’un co-contractant à travers l’utilisation de manœuvres frauduleuses. L’article 1137 du Code civil définit le dol. Ainsi, il prévoit que:

« Le dol est le fait pour un contractant d’obtenir le consentement de l’autre par des manœuvres ou des mensonges.

Constitue également un dol la dissimulation intentionnelle par l’un des contractants d’une information dont il sait le caractère déterminant pour l’autre partie.

Néanmoins, ne constitue pas un dol le fait pour une partie de ne pas révéler à son cocontractant son estimation de la valeur de la prestation.« 

Article 1137 du Code civil

On peut donc considérer que le dol constitue une manœuvre frauduleuse. Cette manœuvre frauduleuse peut prendre plusieurs formes. Ainsi, elle peut se matérialiser soit par une action ou soit par une abstention. A ce titre, cette manœuvre frauduleuse se matérialisera soit par un mensonge ou par un silence intentionnel. Cette manœuvre frauduleuse, indépendamment de la forme qu’elle prend aboutit à un vice du consentement d’une des parties qui est contractant à un contrat.

Quelle peine pour la fraude?

Le délit de fraude entraine plusieurs types de sanctions en fonction de la fraude qui est commise. La sanction dépend notamment de la nature de la fraude, de sa gravité ou de la bonne ou mauvaise foi de son auteur. Ainsi, l’auteur d’une fraude qui est de bonne foi sera condamné moins lourdement que celui dont la mauvaise foi ressort au regard de la commission de l’infraction.

Quel est le tribunal compétent?

Le tribunal compétent en matière de fraude est le tribunal correctionnel. Cependant, pour certaines types de fraudes d’autres tribunaux peuvent être compétents, pour les aspects non pénal de la fraude. C’est notamment le cas pour la fraude fiscale par exemple, ou le tribunal administratif sera compétent pour juger de l’aspect simplement administratif de la fraude, c’est-à-dire de l’aspect simplement fiscal.


Notre cabinet d’avocat en droit penal des affaires vous assiste dans le cadre de votre défense en matière de fraude. Ainsi, notre expertise en matière de procédure et de contentieux nous permet de vous assister durant les différentes étapes de la procédure répressive.

etablissement stable et revenus distribués

Etablissement stable et revenus distribués

Le Conseil d’Etat par sa décision appporte un éclaraige supplémentaire sur la question des revenus distribués à un etablissement stable.

L’imputation des revenus distribués à un etablissement stable est un sujet central en fiscalité internationale. Ce sujet engendre d’ailleurs beaucoup de litiges avec l’administration fiscale.

L’imputation des revenus distribués à un établissement stable

Le Conseil d’Etat apporte des précisions importantes sur la légalité d’un redressement fiscal concernant l’imputation des revenus distribués à un établissement stable.

« Lorsque le redressement procède de l’imputation à un établissement stable situé en France, par l’intermédiaire duquel elle est regardée comme y exerçant son activité, de bénéfices réalisés par une société étrangère, il ne saurait par lui-même révéler l’existence d’une distribution de revenus par cette société, au sens de l’article 109 précité du code général des impôts. La circonstance que le contribuable que l’administration entend imposer comme bénéficiaire des distributions soit le maître de l’affaire n’a pas davantage cet effet.« 

La distribution de bénéfices et le maître de l’affaire

Le Conseil d’Etat invalide la position retenue par la Cour administrative d’appel de Lyon. En effet, la Cour administrative a retenu une position, sans pour autant caractériser

« Après avoir relevé que les requérants n’apportaient pas d’éléments de nature à remettre en cause le montant et le caractère imposable en France des bénéfices de la société Podlogi Komfort déterminés par l’administration fiscale, la cour administrative d’appel de Lyon en a déduit qu’ils n’apportaient pas d’éléments de nature à remettre en cause le montant des revenus réputés distribués par cette société. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 ci-dessus qu’en statuant ainsi, la cour a commis une erreur de droit.« 


NICOLAS Avocat est un cabinet d’avocat spécialiste des questions de droit fiscal international. Ainsi, cela permet à notre cabinet d’avocat fiscaliste international de vous conseiller sur vos différentes problématiques de fiscalité internationale. Nous vous apportons ainsi, notre expertise sur les sujet d’etablissement stable.

plus-value immobilière

La plus-value immobilière: Comprendre, Calculer et Optimiser

La plus value immobilière représente un enjeu majeur aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. En outre, il s’agit de l’un des principaux impôts fonciers. Dès lors, il s’agit d’un impôt qui rapporte beaucoup en matière de fiscalité immobilière.

La plus-value immobilière est un impôt incontournable dans le cadre de la fiscalité immobilière. Elle peut avoir un impact significatif sur votre situation patrimoniale. Avec une stratégie bien pensée, elle peut être optimisée pour réduire son poids fiscal. Découvrez dans cet article tout ce que vous devez savoir pour maîtriser ce sujet complexe.


Qu’est-ce que la Plus-Value Immobilière ?

La plus-value immobilière correspond à la différence entre le prix de vente d’un bien immobilier et son prix d’acquisition ou sa valeur déclarée. En cas de revente, cette différence peut être positive (plus-value) ou négative (moins-value).

Exemple pratique :

  • Vous achetez une maison en 2010 pour 200 000 €. En 2024, vous la revendez pour 350 000 €.
  • La plus-value brute est de 150 000 €. Grâce aux abattements pour durée de détention, cette somme pourrait être fortement réduite.

Opérations Soumises à la Plus-Value Immobilière

Les principales opérations concernées sont :

  • La vente d’un bien immobilier (appartement, maison, terrain).
  • La cession des droits attachés à un bien immobilier.
  • Les échanges, partages ou apports en société.
  • Les ventes réalisées via une société civile immobilière (SCI) non soumise à l’impôt sur les sociétés ou un fonds de placement immobilier (FPI).

Cas concret : Un propriétaire d’une SCI vend un immeuble après 15 ans de détention. Les abattements pour durée de détention permettent de réduire significativement l’impôt dû.


Les Travaux et Leur Impact sur la Plus-Value immobilière

Certains travaux peuvent être déduits lors du calcul de la plus-value imposable :

  • Dépenses d’amélioration, de reconstruction, ou d’agrandissement : Ces frais peuvent être ajoutés au prix d’acquisition, sous réserve qu’ils soient réalisés par une entreprise et non déjà déduits des revenus fonciers.
  • Construction ou auto-construction : Si les travaux sont réalisés par le propriétaire, seuls les coûts des matériaux et de la main-d’œuvre salariée sont pris en compte (hors travail personnel).

Exemple pratique : Vous réalisez une extension sur votre maison en 2015 pour un coût de 50 000 €. Ces frais sont ajoutés au prix d’acquisition pour réduire l’imposition.

Attention : Les dépenses de rénovation, d’entretien ou de réparation courantes ne sont pas déductibles.


Modalités de Calcul de la Plus-Value immobilière

  1. Calcul de la Base Imposable :
    • Prix de vente diminué des frais de cession (frais d’agence, diagnostics obligatoires, etc.) et de la TVA acquittée.
    • Prix d’achat majoré des frais d’enregistrement (à hauteur de 7,5 % forfaitaire ou des frais réels).
  2. Abattements pour Durée de Détention :
    • Exemple : Un propriétaire vend un appartement après 22 ans de détention. Grâce aux abattements progressifs, l’impôt sur la plus-value et les prélèvements sociaux sont considérablement réduits, voire totalement exonérés au-delà de 30 ans.

Exonérations de la Plus-Value immobilière

Certaines situations permettent de bénéficier d’une exonération totale ou partielle :

  • Vente de la résidence principale et de ses dépendances.
  • Cession d’un bien détenu depuis plus de 30 ans.
  • Vente à un organisme de logement social.
  • Montant de la vente inférieur à 15 000 € pour une personne seule (30 000 € pour un couple).
  • Expropriation sous conditions de remploi de l’indemnité.
  • Cas particuliers de retraités ou d’invalides modestes.

Cas réel : Un retraité vend une petite maison pour 12 000 € à un voisin. Comme le prix de vente est inférieur à 15 000 €, aucune imposition n’est due.


Formalités de Déclaration

  1. Par le Notaire :
    • Calcul de la plus-value imposable et de l’impôt.
    • Déclaration et paiement de l’impôt auprès du service de la publicité foncière.
  2. Par le Contribuable :
    • Reporter les informations transmises par le notaire dans sa déclaration de revenus.
    • Mentionner les cas d’exonération le cas échéant (première cession, situation particulière).

Exemple pratique : Vous vendez un terrain agricole. Le notaire déclare la plus-value pour vous, mais il est important de vérifier les exonérations applicables pour éviter une surimposition.


Plus-Value et Transmission (Succession ou Donation)

Dans le cadre d’une succession ou d’une donation, la plus-value immobilière est calculée sur la base de la valeur déclarée au moment de la transmission, avec des règles spécifiques pour la détermination des abattements ou exonérations.

Cas concret : Vous héritez d’un appartement évalué à 300 000 €. Si vous le revendez trois ans plus tard pour 350 000 €, la plus-value imposable est calculée sur la différence, soit 50 000 €.


Pourquoi Faire Appel à un Avocat Fiscaliste ?

L’optimisation et la gestion de votre fiscalité immobilière nécessitent une connaissance approfondie de la réglementation en vigueur. L’apport d’un avocat fiscaliste vous permet de réduire le risque de contrôle fiscal par l’administration fiscale. Ainsi, en travaillant avec un avocat fiscaliste immobilier :

  • Vous évitez les erreurs de déclaration susceptibles de provoquer un redressement fiscal.
  • Vous maximisez vos opportunités d’exonération et d’abattement.
  • Vous êtes accompagné dans les situations complexes (expropriation, transmission, non-résidence).

Exemple client : Un investisseur multi-propriétaire a économisé 30 % sur son imposition grâce à une stratégie sur-mesure élaborée avec son avocat fiscaliste.


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retenue douanière

La retenue douanière

La retenue douanière est une procédure de détention effectuée par la douane. Ainsi, elle constitue une mesure de privation de liberté des individus. Ainsi, elle correspond d’une certaine manière à la procédure de garde à vue mise en œuvre par les services de police et de gendarmerie. A ce titre, on peut considérer que la retenue douanière constitue une forme de « garde à vue douanière« . Cependant, l’utilisation de la procédure de retenue douanière par la douane, doit respecter un certain nombre de conditions très stricte.

Les conditions de la retenue douanière

La retenue douanière est une mesure de contrainte. La retenue douanière est une forme de « garde à vue douanière ». A ce titre, elle intervient lorsque les agents de la douane constate une infraction douanière. En outre, la constatation de cette infraction douanière, peut également conduire à une saisie douanière.

Ainsi, l’Article 323 du Code des douanes prévoit que:

1. Les infractions aux lois et règlements douaniers peuvent être constatées par un agent des douanes ou de toute autre administration.

2. Ceux qui constatent une infraction douanière ont le droit de saisir tous objets passibles de confiscation, de retenir les expéditions et tous autres documents relatifs aux objets saisis et de procéder à la retenue préventive des objets affectés à la sûreté des pénalités.

La nécessité d’un flagrant délit douanier

Le placement en retenue douanière nécessite la constatation par les agents de la douane, d’un flagrant délit douanier. En outre, dans la mesure ou, cela entraîne une privation de liberté ; elle doit être indispensable à la poursuite de l’enquête douanière.

Article 323-1 du Code des douanes:

Les agents des douanes ne peuvent procéder à l’arrestation et au placement en retenue douanière d’une personne qu’en cas de flagrant délit douanier puni d’une peine d’emprisonnement et lorsque cette mesure est justifiée par les nécessités de l’enquête douanière.

Les conditions de durée de la « garde à vue douanière »

Le délai maximal » de la « garde à vue douanière » est de 24h. Cependant, elle peut exceptionnelle être prolongée de 24, si les nécessités de l’enquête douanière le requière. Cette prolongation se fait alors, sur autorisation écrite et motivée du procureur de la République.

Ainsi, l’Article 323-2 du Code des douanes prévoit que:

La durée de la retenue douanière ne peut excéder vingt-quatre heures.
Toutefois, la retenue peut être prolongée pour un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus, sur autorisation écrite et motivée du procureur de la République, si les nécessités de l’enquête douanière le justifient.
L’autorisation est accordée dans les conditions prévues au II de l’article 63 du code de procédure pénale.

Une « garde à vue douanière » sous le contrôle du procureur de la République

La « garde à vue douanière » se déroule du début à la fin, sous le contrôle du procureur de la République. Ainsi, la douane doit l’en informer, dès le début de la procédure. Le défaut d’information du procureur de la République entraîne notamment la nullité de la procédure.

Ainsi, l’Article 323-3 du Code des douanes prévoit que:

Dès le début de la retenue douanière, le procureur de la République dans le ressort duquel est constaté le flagrant délit en est informé par tout moyen.
Il est avisé de la qualification des faits qui a été notifiée à la personne. Le procureur de la République peut modifier cette qualification ; dans ce cas, la nouvelle qualification est notifiée à la personne dans les conditions prévues à l’article 323-6.
Si la mesure doit être exécutée dans un autre ressort que celui du procureur de la République où l’infraction a été constatée, ce dernier en est informé.

Ainsi l’Article 323-4 du Code des douanes prévoit que:

La retenue douanière s’exécute sous le contrôle du procureur de la République qui assure la sauvegarde des droits reconnus par la loi à la personne retenue.
Il peut se transporter sur les lieux pour vérifier les modalités de la retenue et se faire communiquer les procès-verbaux et registres prévus à cet effet.

Le droit de se faire assister par un avocat lors du placement en retenue douanière

La personne qui se trouve en « garde à vue douanière » à la droit de se faire assister par un avocat. A ce titre, la retenue douanière suit le même régime que la garde vue traditionnelle. Il convient néanmoins de noter que cela n’a pas toujours été le cas. Il a également le droit de faire informer un de ses proches de sa situation. En outre, il peut se faire examiner par un médecin.

Ainsi, l’article 323-5 du Code des douanes prévoit que:

La personne placée en retenue douanière bénéficie du droit de faire prévenir un proche ou son curateur ou son tuteur, de faire prévenir son employeur, d’être examinée par un médecin et de l’assistance d’un avocat dans les conditions et sous les réserves définies aux articles 63-2 à 63-4-4 du code de procédure pénale. Lorsque la personne placée en retenue douanière est de nationalité étrangère, elle peut faire contacter les autorités consulaires de son pays. Les attributions conférées à l’officier de police judiciaire par les articles 63-2 à 63-3-1, 63-4-2 et 63-4-3 du même code sont exercées par un agent des douanes.

Lorsque la personne est retenue pour un délit douanier mentionné au dernier alinéa de l’article 414 ou à l’article 415 du présent code ou pour un délit connexe à une infraction mentionnée à l’article 706-73 du code de procédure pénale, l’intervention de l’avocat peut être différée dans les conditions prévues aux sixième à dernier alinéas de l’article 706-88 du même code.

La garantie des droits de la défense de la personne placée en retenue douanière

La personne qui est en retenue douanière dispose des mêmes droits que dans le cadre d’une garde à vue traditionnelle. Ainsi, elle doit avoir connaissance de qu’on lui reproche.

Ainsi,l’article 323-6 du Code des douanes prévoit que:

La personne placée en retenue douanière est immédiatement informée par un agent des douanes, dans les conditions prévues à l’article 63-1 du code de procédure pénale :

1° De son placement en retenue ainsi que de la durée de la mesure et de la prolongation dont celle-ci peut faire l’objet ;

2° De la nature et de la date présumée de l’infraction qu’elle est soupçonnée d’avoir commise ou tenté de commettre ;

3° Du fait qu’elle bénéficie des droits énoncés à l’article 323-5 du présent code ;

4° Du fait qu’elle a le choix, après avoir décliné son identité, de faire des déclarations, de répondre aux questions qui lui sont posées ou de se taire.

Mention de l’information donnée en application du présent article est portée au procès-verbal et émargée par la personne retenue. En cas de refus d’émargement, il en est fait mention.

En outre, les mesures de sécurité font l’objet d’un encadrement très strict. Leurs utilisations se font dans le respect du principe de proportionnalité.

Ainsi, l’article 323-7 du Code des douanes prévoit que:

Les articles 63-5 et 63-6 et le premier alinéa de l’article 63-7 du code de procédure pénale sont applicables en cas de retenue douanière.
Les mesures de sécurité mentionnées à l’article 63-6 du même code sont limitativement énumérées par arrêté du ministre chargé des douanes.
Les attributions conférées à l’officier de police judiciaire par l’article 63-7 du même code sont exercées par un agent des douanes.

Le procès-verbal de retenue douanière

Dans le cadre de la procédure de « garde à vue douanière », l’officier de douane judiciaire doit rédiger un procès-verbal de retenue douanière. Ce procès-verbal, doit contenir un certain nombre de mentions. Ainsi, ces mentions sont obligatoires, à peine de nullité.

Ainsi, l’article 323-8 du Code des douanes prévoit que:

Le procès-verbal de retenue douanière est rédigé conformément au I de l’article 64 du code de procédure pénale.
Figurent également sur un registre spécial tenu, éventuellement sous forme dématérialisée, dans les locaux de douane susceptibles de recevoir une personne retenue, les mentions prévues au premier alinéa du II du même article 64
.

L’issu de la retenue douanière

La fin de la retenue douanière, peut entraîner des conséquences diverses pour la personne en « garde à vue à douanière ». Ainsi, elle peut se terminer sans aucune poursuite. A contrario, il peut y avoir une présentation, devant différentes autorités de poursuite. Cela peut être devant le procureur de la République, un officier de police judiciaire ou un officier de douane judiciaire. Ainsi, l’article 323-9 du Code des douanes prévoit que:

A l’issue de la retenue douanière, le procureur de la République peut ordonner que la personne retenue soit présentée devant lui, un officier de police judiciaire ou un agent des douanes habilité en application de l’article 28-1 du code de procédure pénale ou qu’elle soit remise en liberté.
Lorsque les personnes retenues sont placées en garde à vue au terme de la retenue, la durée de celle-ci s’impute sur la durée de la garde à vue.

Les dispositions applicables à la retenue douanière d’un mineur

Le placement en retenue douanière d’un mineur suit les mêmes règles que pour le placement d’un mineur en garde à vue. Ainsi, ce placement suit un cadre procédural très strict. Les parents ou le représentant légal du mineur doivent en être en informé dès le début. En outre, la mesure de « garde à vue douanière » doit se fa faire sous la direction du procureur de la République ou d’un juge spécialisé. L’article 323-10 du Code des douanes détermine son régime juridique. Ainsi, il prévoit que:

En cas de flagrant délit douanier commis par un mineur, la retenue douanière se déroule selon les conditions prévues à l’article 4 de l’ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante.

La frontière entre la rétention douanière et le droit de visite

La retenue douanière: une « garde à vue douanière »

La retenue douanière constitue une mesure de contrainte à la disposition de la douane. Ainsi, dès lors qu’un individu se retrouve dans une situation d’infraction douanière ; elle peut faire l’objet d’une mesure de retenue douanière. A ce titre, elle sera alors privée de sa liberté dans le cadre de sa « garde à vue douanière ».


Le cabinet NICOLAS Avocat, spécialiste du droit douanier vous assiste sur les différents aspects du droit pénal douanier. Ainsi, nous assurons votre défense, dans le cadre de la procédure de retenue douanière. Notre expertise en droit penal douanier permet de garantir le respect de vos droits en « garde à vue douanière ».

erreur administration fiscale

L’absence d’erreur de l’administration fiscale lors d’un précédent contrôle fiscal

La question de l’opposabilité à l’administration fiscale de son erreur lors d’un contrôle fiscal est une question de grande importance en matière de contentieux fiscal. Cependant l’erreur de l’administration fiscale lui est opposable, seulement si elle découle d’une prise de position formelle.

La décision du Conseil d’Etat du 13 mars 2020 est une décision très importante en matière de contrôle et de contentieux fiscal. En effet, il s’agissait de déterminer si une prétendue erreur de l’administration fiscale lors d’un précédent contrôle fiscal pouvait lui être opposer.

Les conditions de prise en compe de son erreur par l’administration fiscale

Lorsque l’administration fiscale commet une erreur lors d’un contrôle fiscal, celle-ci peut lui être opposable seulement sous certaines conditions. Ainsi l’erreur de l’administration fiscale peut lui être opposable dans deux situations. C’est le cas, soit en cas de prise de position formelle, ou soit en cas d’approbation tacite.

La prise de position formelle par l’administration fiscale

La prise de de position formelle de l’administration fiscale existe lorsque les conditions exigées par l’article L. 80 B du Livre des procédures fiscale sont réunies.

L’approbation tacite

L’approbation tacite de l’administration fiscale peut intervenir dans différentes situations. Cependant, il est difficile de déterminer les contours exacts de ce qu’est une approbation tacite. On peut néanmoins considérer qu’il s’agit d’un accord explicite de l’administration à la conformité de la situation fiscale du contribuable. En outre, contrairement à la prise de position formelle ; il est beaucoup plus difficile de rapporter la preuve d’une approbation tacite du fisc.

L’absence de prise de position formelle de l’administration fiscale

Le Conseil d’Etat considère que pour qu’une erreur de l’administration fiscale lui soit opposable, celle-ci doit résulter d’une prise de position formelle de sa part. Ainsi, le Conseil d’Etat déclare que:

« 7. En jugeant que la société ne pouvait utilement se prévaloir, pour s’opposer à l’application de la pénalité pour manquement délibéré qui lui avait été appliquée, de ce que l’administration n’avait pas remis en cause, au cours de contrôles antérieurs, l’application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée au motif qu’une telle circonstance ne pouvait être regardée ni comme une prise de position formelle opposable à l’administration sur le fondement de l’article L. 80 B du livre des procédures fiscales, ni comme une approbation tacite par celle-ci de l’organisation et des facturations mises en place pour l’activité de traiteur proposée à la ferme de la Benerie, la cour n’a pas commis d’erreur de droit.« 

Conseil d’Etat, 13 mars 2010, 9è et 10è Chambres réunies

Notre cabinet d’avocat fiscaliste vous assiste lors de votre contrôle fiscal face à l’administration fiscale. Ainsi, NICOLAS Avocat vous conseille durant toute la procédure de contentieux fiscal pour garantir la protection de vos droits.